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mardi, 31 mars 2009
wild thing
Ça vous le fait à vous aussi cette méfiance envers la mode de l'imprimé « animalier » ?
Déjà, rien que l'adjectif me transporte loin, loin dans un pays peuplé d'Alain Bougrain dubourg, de 30 millions d'amis, de Mabrouk et Mabrouka (remember... ça y est, voilà que j'ai la musique du générique dans la tête avec un Mabrouk qui saute par dessus la barrière...) alors, la crédibilité fashion, je peux m'asseoir dessus.
Mais au-delà de l'appellation, il y a cette éternelle angoisse ancrée depuis toujours de ressembler, au mieux, à une tenancière de sex shop voire une professionnelle de la night avec un tish léo, au pire, à une fan de johnny/biker/born to be wild avec une tête de rapace bigarrée sur le débardeur...
Alors, pourquoi cet imprimé est-il si casse-gueule ? Pourquoi, quand il s'agit de vichy, de liberty ou de marinière, la question ne se pose pas ? Pourquoi une partie de moi est-elle irrémédiablement attirée par le léo, python et autres zébrures alors que l'autre partie (celle qui habille Chouquette en Cyrillus) me somme de ne pas poser la mimine ni même le regard sur ce tish dont je ne saurais dire si le regard du léopard agressif est affreusement ringard ou terriblement tendance... ?
C'est donc avec le mot DOUTE écrit en grand sur mon front (limite ça clignotait en lettres fluo roses) que j'ai fait l'acquisition de cette espèce de merveille abominable, chico-vulgaire, que je porte enrobée dans un sentiment de fierté honteuse, un paradoxe à taille humaine, décidément, je ne sais si j'aime ou si je déteste.
Une chose est sûre, j'ai une fan absolue à la maison, une Chouquette qui, dès que je porte mon léo me demande avec une petite voix mêlée de frayeur si « il mord, le léopard avec ses grosses dents ? »...
19:31 Publié dans fashion victim | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 30 mars 2009
le pourquoi des ballerines
Des talons de 12. En veux-tu en voilà. Partout on ne voit que ça : des échasses en python (ma nouvelle obsession), à multi-brides, à nœuds, c'est la tendance qui fleurit un peu partout, qui nous appelle, qui nous fait du gringue. C'est qu'il faut un grand self control pour ne pas céder à ces objets de désir capables de transformer n'importe quelle fashionista lambda en proie du Sartorialist zonant autour des défilés parisiens.
Mais comment font-elles ?
Parce que, dans la vraie vie, je sais pas vous, mais moi, je suis cernée par des escaliers, des pavés, des nids de poule, quant à conduire avec ça, autant se résigner tout de suite et faire une croix sur la virée à Carrouf', packs d'eau et compagnie, finalement, pour quoi faire, hein ?
C'est quand j'ai vu Miss Punky (que j'aime d'amoûûr...) et ses sublimes sandales bleues que j'ai compris que je n'en serais jamais : au lieu de voir la ligne de déesse, le port de reine, je n'ai ressenti qu'un frisson le long de l'échine en l'imaginant se coincer le talon entre les lattes du ponton (le com' d'Ava m'a fait sourire : cette fille a REELLEMENT élu domicile dans mon cerveau, je ne vois que ça...).
Adieu Veaux, Vaches, Cochons et silhouette fuselée, voilà mon quotidien, ma cage à ballerines, ma prison dorée (à défaut d'être en python...) :
Manquent au tableau une Chouquette dans une main et un panier à provision dans l'autre et vous comprendrez le pourquoi des ballerines...
13:10 Publié dans fashion victim | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 mars 2009
God bless GrandMa and GrandPa
Silence, Annie Ranguin
L’imposture du congé maternité ou comment croire que le repos sera notre pain quotidien et se faire arnaquer profond.
Pendant neuf mois, autant être honnête, ce qui nous fait tenir, c’est la perspective d’un nombre indécent de semaines (12 pour moi) de congé où l’on s’imagine pouponner un nourrisson qui dormirait toute la sainte journée, faire des siestes scandaleusement longues, recevoir les copines avec lesquelles on papoterait de choses odieusement futiles, se ballader sous le soleil printanier la truffe en l’air et le cœur léger.
Mais, même si la carotte se révèle diaboliquement savoureuse les 3 premières semaines, ce qui suit ressemble plutôt à une entourloupe de compèt’, un pétard mouillé, voire, une nouvelle saison de la Nouvelle Star. Le désenchantement.
Bientôt la fin de cette « bulle » et je n’ai toujours pas élucidé le mystère de la machine à laver toujours pleine, des heures qui passent aussi vite qu’une seconde à se demander pourquoi BB Chouq’ pleure (la couche ? la faim ? le rot ? une colique ? …la couche ? la faim ?... cycle infernal de mes 2), de la promesse du sommeil qui, pire qu’un retour annoncé du nude, se profile, se profile, mais ne vient pas, de la balance qui s’obstine à bloquer à +2 malgré une cure de yaourts 0%-pommes, de la pile de paperasses qui jamais ne fond…
Et alors, insidieusement, ces cernes arrivées sur la pointe des pieds et censées faire un séjour de quelques heures, se retrouvent en pension complète, à l’aise Blaise sous leurs paupières, nullement décidées à faire leurs bagages trop occupées à nous faire prendre 10 ans dans les dents.
Les garces.
Coincée au fond du trou, pire qu’un de mes bourrelets sous ma ceinture cloutée, je me dis qu’il est temps de demander grâce et de quémander 24H chez GrandMa et GrandPa. Le Saint Graal. La récompense ultime.
GrandMa et GrandPa sont ces parents devenus grands parents. Si on devait inventer un truc genre le box office des grands parents, laissez-moi vous dire que GrandMa et GrandPa aurait quelque chose comme 5 étoiles au compteur et l’unanimité des critiques presse et spectateurs.
Parce que, chez GrandMa et GrandPa, y’a une sorte de sortilège qui fait que la boule d’angoisse de toute maman flippée qui se respecte, et bien, elle disparaît. Pfuuuuit ! Juste comme ça. Je ne sais pas si grâce au son de Radio Classique en continu dans la cuisine distillé à dose homéopathique dans nos oreilles quand on va chercher un yaourt au frigo (le fameux 0%...), ou toutes ces photos aux murs comme autant d’êtres chers qui nous couvent du regard, ou l’odeur du Colombo que GrandPa fait mijoter pour l’estomac de Chouquette, ou les bras de GrandMa qui enlace BB Chouq’ comme une couverture de tendresse.
A moins que ça ne soit grâce au Zara, Sandro, Maje, Barbara Bui, et autres voisins directs chez qui on se rend, sereine, apaisée, débarrassée de toute culpabilité de mère démissionnaire le temps d’une matinée enveloppée des paroles de GrandMa « Va, je m’occupe de tout… »
Sac frangé, Perfecto et ballerines python, Zara.
17:12 Publié dans neuf mois | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 18 mars 2009
l'occasion fait le larron...
J'ai la collection Barbara Bui qui me démange, là.
Alors, je lance un avis à la population: quelqu'un aurait-il un mariage, baptême, Bar Mitzvah, n'importe quoi pourvu que je puisse trouver une raison (ou peut-être même une EXCUSE) à l'acquisition d'une de ces 2 silhouettes (divines) totalement désirables mais totalement IMPORTABLES quand le quotidien se tue à te rappeler qu'il faut CHANGER LA COUCHE!
Je tiens à rappeler que je sais me tenir, que je me ruerais pas sur les petits fours ni le champagne (ahem...) et que je sais me faire toute petite, petite...
D'avance merci.
14:31 Publié dans fashion victim | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 16 mars 2009
séance de rattrapage
Quoi de mieux qu’une cure de grand écran pour fêter un passage au biberon du soir, le biberon du soir, ce que l’on a inventé de mieux pour la libération de la Femme, cette petite chose qui n’a l’air de rien et qui, pourtant, permet de remettre un pied dans le monde civilisé, celui où l’on va au cinoche, celui où l’on va au restau, celui où l’on prend l’apéro ?
« Benjamin Button » ou la force de persuasion de David Fincher contre la Leche League.
« Gran Torino » ou comment un Clint peut me transformer en mère amnésique genre : comment ? mais que dites-vous ?... BB Chouq’ ?... connais pas…
Houuuuu ! Mauvaise mère, tiens.
Alors, je ne sais pas si c’est cette période d’abstinence qui m’a rendue totalement bon public (pour une amoureuse des salles obscures, obligée de mater des divix sur l’ordi, c’est comme forcer Hélène Darroze à boulotter du Mac Do…) : j’ai été emballée par ces 2 films, moi la difficile, celle qui fait la fine bouche devant un blockbuster à la Mesrine, par exemple.
Limite, j’ai trouvé « Benjamin Button » trop court (2H44 précisément…).
Un joli conte qu’il ne faut pas chercher à expliquer, qu’il faut juste déguster comme il vient, comme un Amélie Poulain, comme un Forrest Gump et puis Brad quoi ! Brad, Brad, Brad. Malgré son image de sex symbol universel, indéboulonnable, Brangelina horripilant avec sa tribu et sa belle aux 2 grossesses-même-pas-mal (grumpf), moi, je reste fan de l’acteur. Photo impec, effets spéciaux bluffants, Cate Blanchett irréprochable. A voir et revoir absolument.
Quant au « Gran Torino » de Monsieur Eastwood : mise en scène académique, lissée, manichéisme au RV, mais ça fonctionne toujours autant. De l’humour en touches homéopathiques, on sourit, on a le cœur qui se serre, on fond. Et, même si je n’ai pas versé ma larmichette, je crois que je serais une éternelle amoureuse de ce mec de bientôt 80 ans qui a tout pigé et qui peut rendre un râleur bougon et raciste aussi attendrissant qu’un BB labrador…
Donc, pour celles qui n’auraient pas compris : appelez-moi la boulimique de la pellicule, je prends tout ce qu’on me propose et je vous le demande : des films à me conseiller ?
17:11 Publié dans tiens, chui allée au cinoche... | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 mars 2009
half life
Ça vous parle, vous, la demi-saison ?
Parce que voilà un problème de fille dont on ne parle pas assez, une épine dans nos low-boots qui nous fait marcher de travers. Je ne sais pas vous, mais moi, je DETESTE la demi-saison. Surtout celle qui précède l'été. Celle qui nous empêche de sortir bras nus mais aussi bras couverts, celle qui nous oblige à enfiler un manteau le matin et nous transforme en pauvre chose toute dégoulinante de sueur à midi, celle qui nous fait croire à l'été quand le soleil se pointe à 6H du mat' (heure de la tétée, je sais que trop de quoi je parle...) mais aussi à l'hiver quand à 19H on allume toutes les lampes du salon.
Et puis, elle porte bien son nom, la demi-saison. Tout est « à moitié » chez moi : à moitié couverte (écharpe en haut, pieds nus en bas), à moitié tendance (écharpe léo so winter 2008 en haut, short en jean so spring 2009 en bas), à moitié malade (angine le matin, voix de stentor le soir).
L'obsession de ballerines nude a pris forme, grâce à Vanessa (je ne te félicite pas, miss, de mettre en péril mon portefeuille comme ça...). Et comme je les aime d'amour avec leur couleur poudrée, leur joli décolleté sur mes orteils qui n'en peuvent plus des chaussettes, forcément, je les porte. Pieds nus.
Et je tombe malade...
Demi-saison de l'enfer...
Mais tout cela ne m'empêche pas de reluquer cette teinte qu'on nous a annoncé tambour battant comme étant une des tendances lourdes de ce printemps que je guettais la truffe frétillante, la CB fin prête, le dressing serré pour lui faire de la place, mes ballerines n'attendant qu'un compatriote blousant pour révéler toute leur essence de raffinement.
...
Tintin Milou. Pas de poudré à Déprimeland. Je le sais, j'ai quadrillé toutes les vitrines hier, profitant du soleil vicelard (d'où l'angine) pour promener BB Chouq' bien serré dans son porte-bébé.
Non, ici, les tendances sont au : noir (oui, oui...), jaune (oui, OUI...) et.... Attention... ROUGE !!!!! (oui, oui, OUI....), c'est pas des blagues, mes oiseaux...
Pourtant, même si le Midday Midnight frangé de Darel restait un rêve, la combi Naf Naf, là, je l'aurais bien essayée...

à porter un jour de soleil brûlant, de plage de sable fin, une journée d'été, de vacances comme la chose dont j'aurais le plus besoin en ce moment, quoi!
Là, le rêve, c'est même plus une nuit entière de sommeil (sans se demander combien de temps on va pouvoir fermer les yeux), ni même un visage sans cernes, ni encore un VRAI repas (genre entrée/plat/dessert/ bon vin sans interruption momentanée des programmes pour cause de couche pleine ou de nin-nin égaré...), non, le rêve là, ce serait plutôt une bonne vieille virée parisienne à essayer du nude des pieds à la tête...
16:29 Publié dans fashion victim | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 09 mars 2009
beauty mum et cyrillades...
Chacun son cadeau du ciel. Pinocchio a son Jiminy Criquet, moi, j'ai ma belle-mère.
Alors, voilà un mythe qui ne passera pas par chez moi, celui de la belle-mère despotique et aussi envahissante qu'un escadron de GI's en Irak : la mienne est un amour.
Ma belle-mère, c'est cette femme qui jamais ne juge, toujours écoute, celle qui ne sait pas venir les mains vides, celle avec qui je caquète comme si elle était une copine, celle qui partage avec moi l'obsession de jouer à la poupée avec Chouquette, celle qui, 2 fois l'an, m'envoie une enveloppe kraft recélant un trésor dont je ne me lasserai jamais, un présent que je guette telle le chien de Pavlov sa pitance : la catalogue Cyrillus Enfants avec, frétillant sur la couverture, un post-it griffonné de cette douce phrase : « choisis ce que tu veux ».
N'est-elle pas formidable ?
Parce que j'ai une faiblesse, un petit péché honteux, un talon d'Achille de la sape : j'adore Cyrillus enfants. Voilà, je vous le livre tel quel, brut de décoffrage. Je fais mon coming out.
Que Dieu me pardonne.
Pourtant, il y a quelque temps, la marque de ceux qui sont blonds aux yeux bleus (le jour où vous verrez un mannequin de couleur dans leurs pages, je me fous à poil sur ce blog...) me refilait des boutons, me faisait se hérisser les poils des avant-bras, la moue dédaigneuse, prête à mordre.
Temps révolu depuis la naissance de Chouquette : la mode bébé/enfants est tout simplement à croquer. Les préjugés sont passés à la trappe, j'ai franchi le pas, j'ai pactisé avec le diable et j'ai goûté à la came Cyrillus. Bonne came. Très bonne came.
Et puis, l'autre jour, alors que BB Chouq' tétouillait peinard, j'ai attrapé le catal printemps/été histoire de faire ma wish list. La tétouille se prolongeant sournoisement, j'ai attaqué les pages mode femme. Comme ça. Pour voir.
J'ai décortiqué toutes ces silhouettes respirant le bon goût, le côté « bonne famille », le « zéro risque fashion », odieusement pompé sur le marketing « mère-fille » qui a fait le succès du Comptoir des Cotonniers mais qui, ici, tombe comme une crêpe banane-chocolat : à plat. Indigeste.
C'est alors que je me suis rendue compte que je ne serais jamais une bonchicbongenre et qu'à un pantalon large blanc/marinière/mocassins, je ne pourrais pas m'empêcher d'ajouter une ceinture à clous et un blouson en cuir, qu'il y aurait toujours un détail que j'accomoderais à ma façon et qui fera tanguer la silhouette vers le n'importe quoi.
Et je pense que Chouquette, malgré tous mes efforts, la sueur fournie par mes petits doigts cliquant désespérément sur « valider mon panier » chez Cyrillus.fr, est sur mes traces : ce we, parties pour le grand tour « pain/journal/boucher », notre image m'est revenue à la face devant un miroir.
Moi : jean Darel, twin set en cash Zadig&Voltaire, parka CdC, chaussures Tod's.
Chouquette : polo Cyrillus, slim Petit Bateau, chaussures Aster, parka H&M enfants.
Sur le papier, là comme ça, ça en jette, hein ? Eh bien, juré mes oiseaux, visuellement, ça partait en sucette total. Mon gilet pendouillant misérablement sous la parka elle-même semblant supplier que je recouse ses boutons à l'agonie, Chouquette le polo en freestyle (un côté rentré dans le jean, l'autre recouvrant la fesse), la crotte au nez (mouchée avant de partir, pourtant), la mèche dans les yeux la barrette ayant déclaré forfait à peine passée le palier...à des années-lumière de la gravure de mode quoi.
Pfff.
Alors voilà. Inutile de se voiler la face, je ne serais jamais une « tirée à 4 épingles », Chouquette non plus, et honnêtement, je crois que ça me plaît. Vive les Boyfriend Short, les sequins et erreurs de dressing, j'espère qu'à l'heure de la retraite, je serais encore en train de reluquer les défilés Marant et Van Assche plutôt que la cravate de juju Lepers et que je ne serais jamais une résignée du temps qui passe...
Petite blouse mémérisante dénichée à -70% chez Darel... un peu de clous, un jean délavé et hop! la mémérisation ne sera, j'espère, pas encore pour maintenant.
16:50 Publié dans fashion victim | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
















