mardi, 21 avril 2009

as the years passed...

 

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credit photo Teddy&Moo

Regardez-la. Comme elle nous éclabousse de beauté, de simplicité. Elle semble nous dire que les années passent et so what ?, qu’elle sera toujours cette Kim avec sa splendeur un peu triste, son regard comme enrobé de ouate, son sourire comme si elle s’excusait presque d’être aussi divine.


Alors on fera semblant de ne pas voir ses joues légèrement nourries au botox (mais si peu), son t-shirt résille déniché certainement au fond de son placard glorifié dans les 80’s, son boot cut un peu dépassé ; on taira son âge, oh puis après tout non, 56 ans aussi bien portés ce serait dommage de ne pas le souligner parce que c’est LA Basinger, celle qui renvoie dans le bac à sable toutes ces it-girls sans saveur foulant les tapis rouges comme on foulerait le macadam pour aller au bureau, celle qui nous rassure sur le temps qui passe sans fracas quand on décide de le laisser faire sans lutter désespérément en faisant de son chirurgien son meilleur ami…


Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours eu une profonde affection pour cette femme avec ses airs un peu égarés, et toujours cette mélancolie qu’elle dégage involontairement, même quand elle rit on dirait qu’elle est au bord des larmes. Kim Wilde est dans le même registre par exemple (il doit y avoir un truc avec les Kim, je ne vois que ça).


Je suis tombée sur cette photo alors que je revenais de chez Sephora où j’avais fait l’acquisition du serum Advanced Night Repair d’Estée Lauder suite à la lecture du ELLE. Article Ô combien culpabilisant sur quel antiride à quel âge, comment, pourquoi. Moi qui ne reconnais plus ma peau depuis la naissance de BB Chouq’, qui me demande tous les matins si la floppée de barres sur mon front va inexorablement se transformer en patte du lion, si mes paupières chuteront vertigineusement passée les 35 ans, si mon soin hydratant quotidien suffira à affronter cette guerre cellulaire annoncée, si les armes en ma possession sauront jouer du bouclier…, je l’avoue, j’ai flippé de vieillir.


Et puis, je me suis rappelée la dernière fois que j’ai vu ce flacon de serum, c’était dans la salle de bains de Grand Ma, c’était il n’y a pas si longtemps, elle m’avait dit « tu as le temps avant ça, ne t’inquiètes pas », je ne me suis pas inquiétée.


Et j’ai continué à vivre, à rire, à pleurer, à fumer, à boire (et pas que de la san pe), à bouder le quinoa, le soja et tous ces trucs en a, à plonger dans de l’eau chlorée, à grimacer pour faire marrer chouquette, à cramer au premier rayon de soleil, à froncer des sourcils, we’ll see.


Peut-être deviendrais-je un pruneau ratatiné, une boule de papier froissé par les regrets de mes faux-pas beauty, quand je vois Kim, j’ai confiance. Confiance en la supériorité de la joie de vivre sur l’inquiétude, confiance dans les rides de Grand Ma comme autant de souvenirs, comme un album photos qu’on parcourerait avec bienveillance. Quand j’appliquerai mon serum, je le ferais désormais avec un peu moins d’acharnement que prévu, parce que, malgré tout, toutes ces années qui me marquent au fer rouge, je crois bien que je les aime…


Et puisque la mode est aux 80’s, un petit Cambodia par l’autre Kim, ça ne se refuse pas…

 

dimanche, 26 octobre 2008

t'aurais pas changé un truc, toi?

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La première fois que j’ai compris que ma vie allait être jalonnée de « Deuils de Femme Futile », je m’en souviens comme si c’était hier, c’était ce jour où j’ai pris ma première leçon de maquillage, c’était chez Make up For Ever, c’était au Printemps (et pas au printemps, j’ai une bonne mémoire mais faut pas déconner non plus…), 3ème étage, c’était l’époque des bouts carrés et de LA CITY (qui se souvient de LA CITY, cette enseigne qui concurrençait chanmé Kookaï avec ses tailleurs en polyester et ses teintes violine/beurk !), c’était l’époque où j’avais décidé de prendre le taureau par les cornes, la palette de maquillage par le pinceau, le mascara par le recourbe cils, bref, c’était le jour où j’avais décidé que bon, finies les conneries, j’allais ressembler à une fââaâme, nom d’un string !


Et c’est quand je suis sortie au grand jour, loin des lumières artificielles au bout de Oh !, allez, à peine une heure et demi, que je me suis précipitée dans ma salle de bains, ventre à terre dans le seul but de virer cette couche de base/fond de teint/poudre/anticerne/blush qui allait finir par m’asphyxier mes petits pores tout retournés par cette agression soudaine, et me faire ressembler à Michael Jackson si je ne faisais pas usage du lait démaquillant dans la seconde, que j’ai compris.


J’ai compris que, respirez un bon coup ça va être dur à encaisser : le fond de teint ne serait jamais le bienvenu à côté de mon gloss (indignation dans le public, ooooh….).


Que je ne serais jamais une femme avec un grand F. Que j’allais devoir faire l’impasse sur quelques futilités…
C’était le début d’une longue liste de « tant pis, je serais pas cette femme BIBA/COSMO et basta ! » qui, depuis, n’a fait que s’allonger au fur et à mesure des années qui s’égrènent.


En vrac, il y a eu les talons en journée (et pourtant, je m’y suis accrochée à cette utopie de pouvoir faire clap-clap en allant travailler, mes stilettos et leurs talons intacts sont là pour témoigner), les bijoux fantaisie (une pleine caisse dans un tiroir de la salle de bains qui attend son heure… de quoi, je ne sais pas…), l’épilation en institut une fois par mois (mon ami le rasoir… nouvelle indignation dans le public, ooooooh…), et j’en passe.

Dernier deuil en date : les cheveux longs. La tignâsse emberlificotée, nattée, chignotée, ondulée, lissée, serre-têtisée, embarrettée, c’était ma marque de fabrique, mon dada, mon code barre à moi.


J’étais la pythie de la longueur, accrochée à mon dégradé comme la mauvaise humeur à une vendeuse de chez Isa Marant (elles sont odieuses, non ?), incapable d’envisager de tailler cette broussaille, pire que Samson.


Je faisais mine de pas voir mon bonnet de bain qui glissait et m’empêchait de faire mes longueurs (LA seule activité que je m’autorise 3 fois par semaine, LE seul endroit au monde où je peux, encore, me sentir légère comme une plume..), de ne pas retenir les grimaces tous les matins quand je démêlais le capharnaüm des mèches avant de me lancer dans la baston contre le chignon qui tient pas, d’être le petit Poucet des cheveux…


Une esclave.


Alors de sudiste, je suis passée à Yankee : la Guerre de Sécession du cheveu a eu lieu.

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Bon, j’avoue qu’il y a eu un silence glacial dans le salon de coiffure quand Magali a saisi ma queue de cheval et l’a coupée (après m’avoir demandé un millier de fois si j’étais « sûre ????? » ), se retrouvant avec 20 cm de cheveux dans la main. J’ai cru que ma voisine de miroir, la mamie aux cheveux parme allait défaillir, voire faire un arrêt cardiaque. J’ai eu peur pour elle…


Et j’ai fait ouf ! Je me suis sentie libérée de mes chaînes, comme si ,tout d’un coup, on m’annonçait que, je sais pas, Déprimeland c’était une mauvaise blague et que je pouvais faire mes valises, que je n’aurais plus jamais de nuits blanches (ce billet a été écrit à 4H du mat’…),  que ma vie allait être plus légère quoi.


Et je l’aime, ma petite tête de piaf qui me fait frissonner au moindre courant d’air, je redécouvre que j’ai une nuque, je me surprends à désirer ardemment des créoles oversized (qui, sur cheveux longs font beaucoup trop premier degré, on est d’accord…), le bonnet ne glisse plus, tout reste en place. C’est l’éclate.

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robe Gat Rimon

tunisien H&M Logg (pour les amatrices d'American vintagerie à 12 euros, le suédois s'est lancé dans la copie, lui aussi... j'dis ça...)

leggings Wolford

Camargaises Minelli

Coupe, Magali


Aucun regret ? Aucun regret. Surtout quand je me retrouve à faire le paquet cadeau pour les 5 ans de mon neveu et que, sur la boîte, je m’aperçois que la petiote, 4 ans max au compteur, arbore la même coiffure que celle dont je m’étais affublée il y a 2 jours…

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Il était temps.

jeudi, 26 juin 2008

la boucle est bouclée

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Pendant que d’autres ont commencé une journée marathon entre décortiquage d’étiquettes, fouinage dans des bacs où même une mère ne retrouverait pas sa Chouquette, regard laser pour décourager l’adversaire qui fait la même pointure et qui essaie la gauche pendant que la droite est à notre pied, question existentielle sur la nécessité d’ajouter une tunique vert fluo à notre dressing aux couleurs de l’arc en ciel, exhibition de petite culotte derrière un portant parce que les cabines d’essayage sont gavées et que cette jupe c’est là, maintenant, tout de suite qu’il faut l’essayer….

Pendant que toute cette folie se déroule à quelques encablures d’ici, moi, je me questionne sur mes cheveux.

Parce que c’est un véritable drame capillaire que je vis en ce moment mes oiseaux.

Après la coupe à la Louise Brooks, à la Jean Seberg, à la Jennifer Aniston et même à la Marie-Jo Pérec fuyant Sydney (la grosse frange, le foulard, la queue de cheval : vous remettez ?... même que pour faire marrer les copains, ma réplique favorite était « Allô Mémèèèèèère ???? ») je suis capillo-icône less, autrement dit : je ressemble à rien.

Une année entière sans coiffeur, ça commence à faire, hein ?

C’est simple, mes pointes sont si desséchées qu’elles ressemblent à la queue de gnou ramenée de Tanzanie, on dirait qu’elles ont fait le Paris Dakar…

Faut dire que je ne les chouchoute pas non plus : 3 fois par semaine bain de chlore, shampoing tous les jours, ah ça ! si John Nollet s’était occupé de mon cas, j’aurais été un poil plus motivée pour les masques, crèmes de soin et brushing.

Alors je fais avec et, tous les jours, je me concocte une coiffure tarabiscotée mais qui a l’avantage de retenir tous les réfractaires en rang discipliné.

Attention les yeux, je vous présente : ma coiffure.
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Ouais, n’importe quoi, je sais. On dirait que je m’apprête à revêtir une perruque tellement ils sont plaqués. Je me fais l’effet de Tony Curtis dans Certains l’aiment chaud…

Mais l’effet paradoxal de la chose, c’est que, une fois défaits, la cascade de boucles qui s’ensuit, ma foi… me plaît.
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Et je me prends à désirer ardemment de belles boucles bien dessinées, souples comme des gymnastes, élastiques comme des Malabars, des boucles qui me donneraient des airs d’Italienne sensuelle, une crinière que je pourrais agiter négligemment pour dévoiler mon potentiel de sexyness…

Tiens, voilà un truc qui me ferait saliver… pas comme ces fichues soldes qui vraiment, mais alors vraiment ne me tentent pas DU TOUT… (hein ?... comment ?.. j’ai ma copine Rose qui vient ce we ?... j’attends d’être accompagnée pour faire un carnage ?...mais pas du tout, pour qui me prenez-vous ?...)


lundi, 28 avril 2008

de l'art de la trace de bronzage

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Je suis une adepte des marques de bronzage.
 
Je ne suis pas de celles qui ôtent soigneusement les bretelles de leur maillot, qui étalent leur crème avec application afin que rien ne se voit, que tout soit uniforme, le teint calculé comme un théorème de Pythagore.
 
Non. Moi, ce que j’aime, c’est le côté nonchalant de la marque, le oups ! j’ai pas vu que ça tapait fort aujourd’hui, je me suis endormie avec délectation, sans faire gaffe. Encore mieux : j’étais tellement occupée à nager, bouquiner, jouer avec Chouquette (rayez la mention inutile) que j’ai pas vu le coup de soleil se radiner. Et je me souviendrais de ce moment jubilatoire tant que la marque sera là pour se rappeler à mon bon souvenir.

Je vous raconte ça parce que, ce we, il a fait si beau, si chaud que je n’ai eu qu’une envie, me mettre en maillot et laisser ma peau se réchauffer, brunir, faire le plein de tout ce soleil qui lui manquait tant. Je n’ai été ni vigilante, ni raisonnable. J’ai juste profité. Et puis, je crois que je n’aime pas être sage.

C’est tellement naturel d’avoir le teint doré en été, ça prouve qu’on vit, qu’on bouge, qu’on se laisse aller un petit peu. Et puis mince ! quand je vois Madonna avec son teint de lait, transparent, comme tenu en laisse, privé de douceur, de morsure du temps, interdit de prendre ce qu’on lui donne, ça me fiche la trouille. Le trop de contrôle en général me fiche la trouille.

Bien sûr, je ne parle pas de la trace des manches courtes ou des chaussettes, témoins du manque d’envie de son propriétaire de laisser tout ça respirer un bon coup. Non, je vous parle de la trace du maillot, des lunettes, du pendentif… de tout ce qu’on peut pas virer quand on a chaud.

Et puis ce matin, alors que le ciel avait repris ses couleurs hivernales et que la pluie battait le vélux au-dessus du lit, que je me suis levée sans cœur, sans envie de commencer une journée dont les premières secondes me paraissaient déjà une éternité, je me suis vue dans le miroir.
 
Enfin, disons plutôt que je l’ai vue dans le miroir. La marque de bronzage. Et j’ai souri. Parce que je me suis souvenue.

Quelques instants plus tard, au petit-déjeuner, en faisant ma revue de blogopresse, je suis tombée sur cette photo du Sartorialist :
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Et je me suis dit que je ne devais pas être la seule à me sourire dans le miroir le matin...


jeudi, 21 février 2008

j'ai testé le fond de teint minéral

 
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Oui, j’ai cédé à l’appel de ce procédé soi-disant révolutionnaire, de la poudre mais comme un fond de teint, un fond de teint mais comme une poudre, dans l’absolu, ça a l’air génialissime. Le teint unifié, aussi pur qu’une goutte de rosée sur Nathalie Portman, l’aspect poudré pour le côté sophistiqué, mais pourquoi n’y avait-on pas pensé plus tôt, nom d’un blaireau ?

Et depuis quelques mois, je rôdais autour du stand Bare Minerals chez Sephora, en espérant qu’une vendeuse vienne me demander si je voulais une démonstration, vu qu’il y en a toujours une qui vient me déranger en pleine séance d’essayage de vernis. Comme si j’avais l’air d’avoir besoin d’un conseil alors que j’ai une couleur différente à chaque ongle, que je m’apprête à tester une énième teinte aussi concentrée qu’un Bruel qui crie « Tapis ! » et que je ne suis pas DU TOUT dispo pour répondre à sa question aussi polie soit-elle. Et puis, QUI a besoin de conseils pour dénicher son vernis ? à part un OGM obtenu en croisant Paris Hilton et Jean-Claude Vandamme, franchement, je vois pas.

Sauf que JAMAIS une de ces enquiquineuses n’est venue me voir à ce stand, quand bien même j’étais là, la truffe en l’air, à chercher désespérément de mon regard implorant un avis de pro, perdue que j’étais devant la complexité des teintes. Je les soupçonne même d’avoir fait mine de pas me voir vu qu’elles-mêmes ne doivent pas savoir comment on utilise ce produit. J’ai regardé la démonstration sur la petite télé (parce qu’il y a une sorte de petit écran au dessus du stand avec l’américaine qui se répand en explications aussi horripilantes qu’elles semblent faciles), mais j’ai jamais réussi à reproduire la technique. J’ai bien peur qu’il ne faille avoir fait polytechnique pour y parvenir. Hop hop hop ! on se moque pas, s’il vous plait.

5 mois ça a duré ce petit jeu ! Oui oui, 5 mois ! Limite quand je m’approchais du présentoir, toutes les vendeuses se carapataient comme une envolée de moineaux.

Alors j’ai baissé les bras et je suis allée voir la concurrence. Monoprix. Pas de vendeuses, la liberté des testeurs ouverts à tous vents. Gniark ! gniark ! gniark !

Sur la main, le fond de teint minéral de l’Oréal était parfait : simple d’utilisation, pas (trop) cher, et puis, y’avait Pénélope sur la photo qui me disait que c’était d’enfer ce truc. J’ai fait confiance, vous pensez, Pénélope, quoi !

Et maintenant que j’ai ce pot en ma possession, je pense avoir gagné de droit de m’insurger : à quand une haute autorité des produits cosmétiques, comme l’AFSSAPS pour les médicaments ?

Bon, parce que, quand on achète du Di Antalvic, du Solupred ou de l’amoxycilline, on le sait que si on a moins de 15 ans, si on est insuffisant hépatique ou bien encore allergique, c’est contre-indiqué. Mais sur ma boîte de fond de teint minéral, c’était pas marqué qu’il fallait pas en prendre si on avait la peau sèche au risque de se retrouver avec le désert du Kalahari sur la face. Non, c’était pas marqué.

mardi, 29 janvier 2008

30 ans, un cadeau, des échantillons

Une copine qui fête ses 30 ans.
Un we à Paris 15 jours avant la date de la fête.
Une idée de cadeau aussi creuse qu’une huître de Bretagne numéro 1 (super creuse, quoi!).

Voilà l’équation que j’ai du résoudre lors de ma virée parisienne et que je tenais à relever haut la mimine, j’aime les challenges. Surtout quand il s’agit d’aller écumer les boutiques pour faire plaisir à une amie qui a les mêmes goûts que les miens : des goûts de poule de luxe !

Parce que, ce que j’aime dans la mission cadeau, c’est de me mettre à la place de la copine et d’imaginer ce qui me ferait plaisir. A moi. Si je fêtais mon anniversaire (que je fête jamais parce que j’aime pas me mettre en avant pour une fête, j’ai toujours eu ce mauvais préjugé que fêter son anniversaire relevait d’un acte de pure mégalomanie, acte que j’adore voir chez les autres, mais que je n’assume pas chez moi).

Déjà, je savais que ça n’allait pas être un vêtement : en pleine période de soldes, ça fait radâsse et en plus, si la taille n’est pas la bonne, on se retrouve le bec dans l’eau de sa radinerie.

Un bijou ? Mouais. Toujours casse-gueule le bijou-cadeau. D’autant que ma copine en question a un papa négociant en pierres précieuses, que ses doigts, son cou et ses oreilles sont un appel au meurtre tant ils croulent sous les cailloux, et pas des moindres. Alors je veux bien me radiner avec une broche des Bijoux de Sophie, mais l’éléphant en résine, il risque de se sentir bien seul au milieu de cette forêt de diamants…

Un bouquin ? bof. Pas très glamour, je préfère en acheter pour des occasions moins convenues, mais pas pour ses 30 ans.

Des produits de beauté ? Ah ! en voilà une idée qu’elle est bonne ! d’autant que, lors de cette escapade, j’avais dans l’intention de faire un saut chez Kiehl’s histoire de vérifier si leur soi-disant rupture de stock de leur eau de toilette tenait la route.
Je vous rassure : elle la tient, la route. Elle s’accroche au bitume, d’ailleurs. Pas moyen de dénicher cette fichue fragrance qui me rend folle depuis que je l’ai sentie sur Solenne (merci Solenne, hein, t’es un amour). On dirait le dahu cette bouteille de parfum : elle reste invisible, insaisissable, à devenir dingue. Aussi rare qu' un adipocyte sur une cuisse de Gisele.

J’attendrai mars, donc.

Et puis, chez Kiehl’s, ils font des emballages cadeaux d’enfer :
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Et ils sont pas radins en échantillons :
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Le parfum, je vais tenter de survivre à coups d’échantillons et, pour les crèmes de jour, je me livre à une véritable orgie, du fin fond de ma salle de bains qui prend des airs de laboratoire de cosmétiques avec tous ces produits à tester : contente comme tout, je suis !

Oups ! je me rends compte que le sujet du post était le cadeau et pas les échantillons qui allaient avec.
Donc : la copine a été ravie, enchantée. Dans le cadeau, il y avait 2 crèmes pour la douche, 1 soin du corps et 1 soin du visage. Je pense avoir fait 2 heureuses. Et surtout, 2 accros à Kiehl’s !

mercredi, 02 janvier 2008

l'ongle bleu: j'ai cédé!

 

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Oui, oui, je vous vois venir telles des Pierre Tchernia en low boots, que l’ongle bleu a déjà eu sa période de gloire dans les années 90, que tout cela n’est pas des plus nouveaux.

Oui, oui, je me rappelle très bien cette époque, c’était au moment où Besson avait sorti son « Cinquième élément », le bleu était partout : non seulement sur les ongles, mais aussi sur les paupières, les lèvres (aïe, douloureux souvenir que le bleu aux lèvres…) et même dans les cheveux, rapelez-vous le mascara pour cheveux de Dior dont le best seller était le bleu…


Mais je suis un véritable mouton, dès qu’une tendance se profile, j’aime m’y vautrer en toute impunité pour pouvoir arguer à la moindre critique : « pfff, mais qu’est-ce que t’y connais, toi, à la mode ?... » sans aucun complexe.


Et l’ongle bleu est arrivé dans le ELLE. Avec l’œil de biche au liner encré noir, en virgule. Et j’ai succombé.


Tout d’abord parce que, déjà, le bleu se porte marine et pas électrique. De loin, on dirait du noir, mais avec un peu plus de profondeur, et le bleu marine, je ne sais pas pourquoi, moi qui ai toujours profondément détesté cette couleur, voilà que je commence à lui faire de l’œil de biche en virgule: en pantalon, en collant, en pull, en t-shirt… finalement, je découvre qu’il va avec tout !


Alors, je ne vous cacherai pas que la première fois sur les ongles, j’oscillais entre le « beurk ! » et le « eh ! pas mal !!! ». Et puis il a pris ses aises, mes yeux s’y sont habitués, j’ai fini par l’adopter.

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De là à affirmer qu’il fera partie de mes indispensables au même rang que mon « rouge noir » ou mon « ballerina » de Chanel, non, nous n’y sommes pas encore.

D’ailleurs, je lui donne quelques semaines pour faire ses preuves avant le purgatoire, j’ai nomme La Boîte à Vernis (panier qui dégueule de vernis aux couleurs improbables dont je n’arrive pas à faire le tri).

vendredi, 09 novembre 2007

j'veux plus de gloss

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Voilà, c’est dit. Le pavé est lancé dans la mare.

Je sais que vous allez avoir du mal à vous remettre de cette déclaration fracassante, surtout en cette veille de we déprimante comme toutes les veilles de we du mois de novembre. Pourtant, les faits sont bien là.

Moi, la serial glosseuse aux lèvres éternellement scintillantes, j’ai pris conscience de cet état de fait ce matin en me maquillant.

Depuis la naissance de Chouquette, le gloss est devenu l’étape maquillage reléguée au placard pour la simple et bonne raison qu’en maman normale, c’est à dire raide dingue de sa fille, mes lèvres ne peuvent rester de marbre devant l’adorable bouille de la chair de ma chair : dès que je me trouve à proximité d’elle, ma bouche prend la forme d’une ventouse irrémédiablement attirée vers les joues rebondies et Mustelées de Chouquette.
 
Sauf que Chouquette, elle en a marre de se retrouver avec des paillettes et du gras partout sur la figure.
Et il n’y a pas que Chouquette.

Mes cheveux aussi n’en peuvent plus de se coller à cet amas dès qu’un coup de vent se pointe, quant à mes cigarettes, il est devenu impossible de les tenir entre mes doigts sans en mettre partout (et ne parlons pas des gants quand il fait froid et que je fume dans la rue. Oui, je sais, c’est mal.)

Alors ce matin, j’ai dit « fuck le gloss ».

Mon problème : ma trousse à rouges n’est fournie QUE de gloss.

Je me prends donc à rêver d’un beau rouge beige (quand inventera-t-on un autre terme pour désigner le maquillage des lèvres ? Parce que écrire « rouge beige » ça me chiffonne.). Bien mat. Comme celui de la dame sur la photo.
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Seulement voilà, j’ai essayé, et, sur ma peau mate, j’ai l’air de sortir de mon cercueil.

Un rouge rose, voire une rouge rouge ? No way, ça me donne des airs de professionnelle de l’amour pour rester respectueuse envers ces dames qui font un métier pas des plus rigolos.

Donc, je m’en remets à vous : que faire ?

Et ne me répondez pas : « ne pas en mettre », hein, vous serez gentilles, parce que là, ça va faire 18 mois que je suis 90% du temps lèvres nues, et je n’en peux plus d’avoir un maquillage bâclé.

Alors ? Des solutions ?

 

samedi, 20 octobre 2007

ch'suis vieille

 
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Pourtant, il me semble pas si loin le temps où je regardais les pubs pour les colorations permanentes à la téloche, en me foutant ouvertement des Andie Mc Dowell et autres, tout en me disant que ce n'était pas demain la veille que j'achèterai un truc pareil…
 
Ah ça, ça ricanait sur le canapé en jouant à Tomb Raider...
 
Et, le premier cheveu blanc est arrivé, il m’a fait sourire, il m’a attendri… puis je l’ai arraché sauvagement, me disant que le prochain subirait le même sort.

Et il l’a subi. Et il est revenu. Et il s’est multiplié, reproduit à une vitesse supersonique. Pire qu’une colonie de mauvaises herbes.

Et mes passages chez le coiffeur pour « rafraîchir les pointes » s’accompagnaient, désormais, de « et puis une couleur, pour les cheveux blancs ». Ils ne duraient plus 30 minutes, mes passages, mais 2 heures. Facile.

Sauf que moi, 2 heures chez le coiffeur, ça s’apparente plus à de la torture qu’à du chouchoutage. Et, depuis que Chouquette est là, franchement, quand j’ai 2 heures pour moi, je préfère les passer au cinoche, dans les boutiques, avec un bouquin ou bien encore à bloguer, plutôt que d’écouter la conversation de Mme Permanente-foirée et de Mme Mescheveux-sont-rouges-et-alors.

Donc, j’ai été dans l’obligation de m’y mettre, aux colo à domicile.

Devant le choix qui s’offrait à moi chez Carrouf, j’ai opté pour le packaging le moins « vieillot-ploucot » : le fameux kit avec les mèches. Bon, je sentais bien le piège marketing là-dessous, genre ils font croire que c’est easy, finger in the nose, et, au bout de 2 heures de bataille acharnée avec toute la panoplie de gants, pinceaux et guide d’utilisation tout froissé, on se retrouve avec une salle de bains qui ressemble à Bagdad, la serviette de toilette bonne à jeter et les cheveux rouges.

Mais, j’ai voulu essayer quand même. Mon côté kamikaze, peut être.

Et hier, c’était le bon moment. Chouquette au lit, Choucas sorti, l’intégrale de « Sex and the City » qu’on m’avait prêtée.

Résultat : j’y ai passé 2 heures (mais là, je pouvais cloper, manger, mater mes DVD peinard), j’ai bataillé mais pas tant que ça. Et, last but not least : je n’ai pas les cheveux rouges, au contraire, les reflets sont tout en nuances, en lumière artificielle, on ne voit rien, au soleil, ça reste subtil :
 
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OK, on est loin de ce que promettait la photo sur la boiboite, on y est pas du tout, même.
Mais, les cheveux blancs sont bien capout, vaincus. Comme si de rien n’était. Comme avant.

Convaincue ? Noooon, juste soulagée ! Je vais pouvoir retourner faire ma djeune chez Jennyfer...

mercredi, 29 août 2007

smoky eyes, deuxième.

Suite de mes aventures smokyesques.

Parce que je ne me déclare pas vaincue aussi facilement, j’aime le challenge.

Frieda l’écuyère
m’avait donné des conseils sur l’application du khôl de Guerlain afin de réaliser un regard charbonneux comme les pros.

Ça tombait plutôt bien, pour mon anniversaire, j’avais eu des bons d’achats chez Séphora, et, je vous le donne entre mille, je n’ai pas hésité 30 secondes et j’ai pris le fameux khôl.

Il m’a fallut une bonne semaine avant d’arriver à l’appliquer sans me farder la joue de noir à tous les coups, avec crise de nerfs à la clé parce que, forcément, je m’entêtais à le réaliser alors que j’étais super en retard le matin…

Voilà le résultat :
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Le résultat me plaît, j’estompe avec un pinceau pour la journée afin de ne pas ressembler à Morticia, et pour le soir, je force un peu pour un résultat plus « couture ».
Alors, qu’en pensez-vous ?


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