lundi, 17 novembre 2008
j'échange... l'Echange... ha ha ha!
allez, zou! une petite critique cinoche qui n'a jamais fait de mal à personne.
Bon, par où commencer? Parce que, ce film, je l'attendais, si vous saviez comme je l'attendais! Parce que Clint Eastwood, parce que critiques spectateurs dithyrambiques, parce que l'histoire d'une mère qui se bat pour retrouver son enfant, parce que hymne à la féminité...
Et puis... ben rien. Le vide, l'absence d'émotion, l'ennui, voire la colère.
Attention, pour toutes celles qui ne l'ont pas vu et qui souhaitent se préserver de tout spoiler, ne lisez pas ce qui va suivre, même si le suspens n'est pas non plus la qualité première du film.
Clint Eastwood, pour moi, c'était le réalisateur de "Sur la Route de Madison", de "Mystic River", de "Million Dollar Baby", c'était ce mec capable de tout faire passer dans la suggestion, la discrétion, la grâce, la subtilité. C'était celui qui faisait se verser des torrents de larmes à la fin de chacune de ses histoires.
C'est simple, quand je savais que j'allais voir un Eastwood, je m'armais de Kleenex, je prenais une longue étole dans laquelle m'enrouler pendant la projection, je me mettais au premier rang, et je rentrais dans ses films comme en religion.
Comme Lars Von Trier avait fait du thème du sacrifice son thème favori, le Clint avait choisi le thème de l'ogre depuis quelques pellicules.
Pour Lars von Trier, j'étais passée de subjuguée (pour "Breaking The Waves") à révoltée pour Dancer In The Dark. Révoltée par la facilité de provoquer des larmes par des sujets totalement mélo (une femme qui se bat pour son enfant et qui finit pendue suite à une injustice, je sais pas mais je trouve ça un peu "facile" pour faire pleurer dans les chaumières et je mets Björk totalement hors de cause, elle était PARFAITE...).
Il fallait bien que l'équation magique finisse en peau de chagrin, équation impeccablement réussie pour "Million Dollar Baby" où l'émotion naissait de la retenue des personnages.
Là, je ne sais pas si c'est parce que Angelina Jolie dégage aussi peu d'émotion qu'un débouche-toilette (houuu... je suis méchante! mais là, ses lèvres trop rouges qui jamais ne laissent filer le maquillage malgré les litres de larmes de crocodiles versés... c'est idiot mais j'ai l'impression de ne retenir que ça du film...) ou si c'est parce que les bonnes vieilles ficelles Hollywoodiennes pour nous remuer (mère célibataire seule contre tous+ enlèvement d'enfant+ vilains méchants sadiques) n'ont plus de prise sur moi, mais je n'ai pas été le morceau de sparadrap que je croyais être pour Clint: je n'ai pas adhéré. Du tout. Pas une seule seconde.
Aors, quand à la sauce suffisamment mélo de la mère qui tente de retrouver son enfant envers et contre tous, et surtout contre les tortures qu'on lui inflige en hopital psy, on nous remet une couche de violence en nous montrant des images ultra-traumatisantes d'enfants massacrés par un tueur en série, là, je ne comprends plus ce que Clint a fait de son don pour la suggestion. Je ne comprends plus l'intérêt. Je laisse tomber mon étole, mes kleenex et je lâche l'affaire.
Quelque chose m'échappe.
La musique (pourtant bien jazzy) ne m'a même pas interpellée et, quand le générique est arrivé, je me suis dit:"c'est une blague, là...?", je me suis dit "tout ça pour ça?????", toute cette violence, cette souffrance pour CA????????????? Pour une phrase complètement consensuelle en guise de conclusion. Je vous dirais pas la phrase, mais c'était genre "l'amour est plus fort que la mort, quoi"....
Et je ne vous parle pas de l'abominable bonne femme assise à côté de moi qui a mis 2 HEURES (Jésus Christ!!! 2 HEURES) à boulotter ses pop corns qui puaient en faisant autant de bruit qu'une corbeille Windows qui se vide avec le son à FOND... malgré les images sanglantes avec hache tranchante et hurlements d'enfants... la nature humaine m'étonnera toujours...
Bref, mes oiseaux, vous l'avez compris, cette critique cinéma (à mon petit niveau) s'est muée en fumasserie bien comme il faut. C'est nul, je le sais, mais si je vous avouais que, l'espace d'un instant, j'ai envié profondément les spectateurs de la salle d'à côté où retentissait la musique de Jack White et Alicia Keys... ouais, je sais...
15:51 Publié dans filmo | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 16 octobre 2007
the assassination of Jesse James by the coward Robert Ford
Bref.
Je suis allée voir « The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford ».
C’est l’histoire des derniers jours du brigand mythique Jesse James, magistralement interprété par Brad, qui, à l’aube de ses 34 ans, se découvre rongé par une paranoïa galopante face à ses coéquipiers tentés par la récompense généreuse offerte pour sa capture.
Le rôle de Robert Ford est tenu par Casey Affleck (frère de Ben) qui vole la vedette à Brad tellement son personnage est ambigü, sombre, inquiétant.
Les images sont incroyablement travaillées, la lumière, le rythme des saisons qui se répercute sur les visages tantôt blafards (pour l’hiver), tantôt dorés (pour l’été), sauf le visage de Jesse James qui, lui, reste maladif, buriné par les insomnies qui le dévorent et par les accès de colère contre lesquels il ne peut lutter.
C’est le choc d’une rencontre entre 2 personnages qui s’épient, se détestent sans que l’on sache si cette haine ne reflète pas, finalement, un profond respect mutuel.
Comme si, au bout du compte, Jesse James n’a pas incité son meurtrier à passer à l’acte afin de le libérer de ses démons. Un suicide organisé, en quelque sorte.
C’est un western contemplatif, psychologique qui vous chamboule d’émotion.
Et la musique ! Elle oscille entre les accords graves d’un violoncelle et les tintements délicats d’une clochette. A la fin de la projection, je suis restée un long moment à regarder défiler le générique. Hypnotisée. Jusqu’à ce que je lise le nom du compositeur : Nick Cave. Evidemment.
Alors, mes petits trésors, si vous ne savez pas quoi faire un de ces soirs, foncez. Vous ne le regretterez pas. Parole de Benetie.
12:15 Publié dans filmo | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
lundi, 23 juillet 2007
The breakfast club
Un de mes tous premiers chocs cinématographiques.
Tous les films de John Hugues, d’ailleurs.
Ce film a révélé le pourquoi du comment de tous les malaises liés à l’adolescence, en mettant en scène l’histoire de ces ados déboussolés, aux antipodes les uns des autres, se retrouvant, le temps d’une colle, à devoir faire les uns avec les autres.
Les dialogues me sont devenus cultes (EAT MY SHORTS) et, longtemps, Molly Ringwald (égérie de Hugues) fut une de mes actrices fétiches.
C’est pourquoi j’ai eu un choc en voyant cette photo d’Ally Sheed sur Teddy & Moo :

méconnaissable, anorexique, maladive.
Le temps de l’adolescence est définitivement révolu, enterré, et les chimères se sont transformées en images flétries, fanées, pathétiques…
09:49 Publié dans filmo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 01 juillet 2007
ocean's 13: à dévorer!
J’avais entendu pas mal de mauvaises critiques sur ce film, comme quoi, c’était le 3ème, et il était temps, que ça ne fonctionnait plus, etc…
Alors, nous y sommes allés avec Choucas sans plus d’enthousiasme que ça, juste histoire de voir une belle brochette d’acteurs filmés par un grand réalisateur, un bon divertissement en sorte.
Et puis, au bout du compte : on a adoré !
Moi, ces histoires de bandes de potes classieux, fins, bourrés d’humour, j’adore, je fonds.
Clooney reste le Dieu absolu de la classe easy, Brad est toujours aussi adorable à dévorer des yeux et cette intrigue qui s’entremêle, qui fait des nœuds, où on a l’impression de ne rien comprendre au bout de 5 minutes et puis, finalement, tout s’éclaire, une réussite.
J’ai eu des fou-rires toute seule : le petit chinois tellement incongru dans cette bande de potes, la grève de l’usine mexicaine, le clin d’œil à l’émission d’Oprah,…
Seule « erreur » de casting : Al Pacino. Je trouve qu’il surjoue un peu trop, comme s’il se croyait revenu dans Scarface sauf que là, il a genre 30 ans de plus, les ratiches refaites et les cheveux (salement) colorés. La vérité, il me fait un peu pitié.
Et il se dégage de ce film une ambiance de potaches qui, on le sent, ont pris leur pied à tourner ensemble.
Non, vraiment, je le conseille à tous ceux qui ont envie de glamour et d’humour… non non, ce n’est pas incompatible ;)
17:03 Publié dans filmo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note












