samedi, 10 janvier 2009

play...cold...

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Ralala, cette vague de froid, mes oiseaux, elle est terrible, non ? Alors que toute la France était sous la neige cette semaine, ici, à Déprimeland, on était cernés par les plaques de verglas vicelardes qui n’attendaient qu’une chose : que la femme enceinte à quasi-terme que je suis et qui ne peut plus voir où elle pose ses pieds (voire, ne peut plus voir ses pieds du tout), se croûte lamentablement en envoyant valser Chapka et sac XXL (la flippée de l’accouchement surprise que je suis se ballade de jour comme de nuit avec son dossier de maternité dans son sac, si c’est pas du flippage de compét’ mes oiseaux, hein… ?).


Bénies soient donc les poussettes : je ne peux plus envisager une sortie sans Chouquette dans sa poussette pour pouvoir m’accrocher en cas de dérapage non contrôlé : Chouquette et sa poussette, encore mieux que des Moon Boots à crampons.


Avec ces températures aussi glaciales qu’un sourire de Jack Nicholson dans « Shining », je me disais que ça devait être terrible d’avoir sa chaudière en panne, non ?


Je vous confirme : c’est terrible.


J’ai du faire quelque chose de vraiment, vraiment horribeule dans une vie antérieure pour expérimenter cette situation, je ne vois pas d’autre explication. Une maison à 12°C, même si ça n’a duré que le temps d’une journée, ça ressemble juste à l’enfer sur Terre. Le chauffagiste est devenu l’homme le plus sexy du monde à mes yeux, j’aurais aimé que vous puissiez voir les yeux de biche que je lui faisais alors qu’il passait la porte avec sa mallette magique…


Alors en ce we où je redécouvre le plaisir simple de pouvoir sortir A POIL de ma douche sans devoir me précipiter dans le quart de seconde sur ma serviette éponge triple épaisseur et foncer droit sous la couette pour m’habiller, je me colle à un exercice qui tombe du ciel quand les sujets mode se font plus rares (la faute à l’absence cruelle de shopping pour toutes les raisons invoquées ci-dessus…) : le TAG.
C’est Sarah qui m’a demandé de décrire 6 plaisirs simples de la vie.

1.    regarder ma Chouquette.

A tout moment de sa petite vie : quand elle dort, quand elle mange, quand elle joue, quand elle regarde un DA, quand elle évolue au milieu d’autres enfants, quand elle me tourne le dos et me présente sa petite nuque de moineau, tout le temps, quoi. Je suis son admiratrice secrète, sa groupie, son adoratrice… sa mère, finalement.

2.    Finir un bon bouquin.
Qui m’a scotchée et rester quelques instants, le livre posé sur mon cœur à repenser à tous les personnages, l’histoire. Muette comme une carpe.


3.    Se réveiller d’un sommeil réparateur, lourd comme un opéra de Wagner.
Les muscles complètement anesthésiés, les yeux en fente de boîte aux lettres, la voix rauque. Ça m’arrive rarement, trop rarement, mais c’est peut-être pour ça que c’est aussi bon.


4.    Les soirées entre amis
Quand chacun y va de son délire, quand les éclats de rire s’enchaînent, le tout arrosé d’un bon vin rouge (vous dire à quel point cela me manque depuis 9 mois doit sembler inutile, hein… ?)


5.    Partir pour une journée de shopping au petit matin dans Paris.
La wish list aussi longue que la liste d’attente de la future crèche de BB Chouq’ (….). Le portefeuille gonflé d’espoir ;)


6.    Flotter.
Dans une eau chlorée, dans une eau salée, dans une eau douce… n’importe quoi mais pourvu que je flotte…

Voilà, pour celles, en manque d’inspiration, qui ne sauraient pas comment occuper leur dimanche, je relaye volontiers !

dimanche, 04 janvier 2009

nager entre 2 eaux

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Les vacances de Noël se terminent et avec elles, la fin des grasses mat’ lovée contre un floppy* qui part en sucette, la fin du nimporte nawak fashion (legging, pull qui a fait la guerre et chaussettes de ski… je vous fais rêver, là, hein ?), la fin des projections intensives de films en mode vautrage dans le canap’(Burn after reading a failli me faire accoucher prématurément, la faute à la touche looser d’un Brad hilarant et que je vous conseille chaudement…), la fin des séances ciné « Nico le Petit Renne »/ventrée d’Haribo avec Chouquette, demain c’est retour au boulot en attendant la perte des eaux. La vie est une chienne se dit celle qui vient de toucher le fond, à savoir : mettre un camembert au lait cru quelques secondes au microondes. Le goût du moisi me manquait trop, aux grands maux les grands remèdes, la listériose ne passera pas par moi.


Bouhou.


Triple snif.


Alors, cherchons ce qui pourrait me faire frétiller en ce début d’année glacial (ne plus pouvoir fermer sa parka devient un handicap lourd au même titre que celui de devoir rouler sur le côté pour s’extraire du lit et non, j’ai pas pris 25 kg je vous vois venir ;)…) : même pas un ELLE anorexique malgré le carnet spécial Astro 2009 fièrement plaqué sous son cellophane (qui peut avoir envie de piquer un carnet spécial Astro, franchement… ?), ni le début des soldes où je vais difficilement réussir à dénicher 3 pyjamas Petit Bateau DANS LA BONNE TAILLE à -15% dans la horde des Déprimelandaises déchaînées par toutes ces bonnes affaires…


Rien, à part peut être cette petite chose, qui n’a l’air de rien comme ça, et qui pourtant, a sublimé ma vie. De nageuse. Un lecteur MP3 étanche. Quelqu’un, quelque part a entendu ma prière, je crois. Speedo en l’occurrence. Je re-découvre la natation depuis quelques jours, mon monde aquatique est devenu comme un univers parallèle où je ne compte plus les longueurs mais les morceaux de musique et, croyez-moi, faire la tortue sur le dos dans un bassin désert en se laissant bercer par un « Alone in Kyoto » (Air) avec un petit être qui fait des roulers/boulers sous le maillot est une expérience, comment dire ?... transcendantale. Ouais, je crois que c’est le mot.


Envisager ce dernier mois dans cette optique de détente absolue, ça me va !

*pour celles qui ne connaissent pas, un floppy est quelque chose comme le meilleur ami de la femme enceinte : ni plus ni moins qu’un gros boudin qu’on enroule autour de soi et qui permet de trouver confortable n’importe quelle position…

P.S : je sais pas, mais envisager des photos de looks avec ce profil à la Botero me semble plus de l’ordre de l’indécence… même si je pense m’y risquer encore une fois ou deux histoire qu’on rigole un peu.

 


Découvrez Air!

jeudi, 01 janvier 2009

celui où on se bise

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A l’heure où les gens respectables, responsables et raisonnables sont douchés, habillés, brushés et se mettent à table afin d’attaquer le premier repas de l’année 2009, moi, l’œil charbonneux malgré un ravalement sponsorisé par Clinique à l’aube, le cheveu en pétard de Mardi Gras (j’aime avoir de l’avance), la trace de l’oreiller sur la joue telle la faille de San Andréas sur la Californie, je me lève.


Même pas honte. Pas une once de culpabilité en couvant ma Chouquette du regard, Chouquette qui devrait sentir l’eau de toilette Burberry assise sur son ré-hausseur en mâchant consciencieusement son steak/haricots verts au lieu de tétouiller son pouce devant Winnie l’Ourson, le jambon/purée attendra.


Alors, au lieu de faire le bilan de feue 2008 et prendre de bonnes résolutions pour 2009, si on laissait juste filer cette journée suspendue ?


Je vous souhaite du bonheur, mes oiseaux, des coups de folie, des coups de foudre, des coups de soleil, des coups de gueule (aussi), des coups de tête, des 400 coups, des coups de cœur.


Je vous souhaite de vivre, tout simplement.