jeudi, 04 décembre 2008
Enlève ton masque, Wonder Woman, on t'a reconnue!
sans déc', ces cernes, ces traits tirés, ce teint verdâtre, je fais pas semblant là...
J’ai tout retourné, j’ai regardé sous le matelas, dans le frigo, au fond du congèl, partout où on aurait pu me la cacher, mais je l’ai pas trouvée.
Ma médaille.
Pourtant elle doit bien être quelque part, je ne veux pas croire que personne n’ait pensé à m’en faire faire une. Wonder Woman a bien une tenue de scène avec diadème et super-pouvoirs, elle. Me dites pas que j’aurais fait tout ça pour …RIEN ????
Non, c’est pas possible.
Parce que, depuis 7 mois, je moufte pas, je souris et je fais comme si j’étais Marie Jo Pérec avant Atlanta : je fais mine de péter la forme. Même quand j’en peux plus, même quand se radine the end of the chatterton, quand je sens que les carottes sont cuites, j’aurais envie de provoquer cette fucking ouverture du col qui fait flipper n’importe laquelle des mum to be avant la 37ème semaine je m’y prendrais pas autrement.
Et vas-y que je te porte des packs d’eau pour abreuver la petite famille qui boit comme un trou (c’est pas un mari et une fille que j’ai, ce sont des chameaux ma parole !), et vas-y que je charrie des paniers entiers de linge sur 2 étages (le pire, c’est la remontée, quand c’est mouillé et qu’il faut aller étendre 5 kg de parures de lit), et vas-y que je galope après le boulot midi et soir pour faire le repas (rien que de penser aux menus, je suis exténuée…), que je prépare les valises quand un we se pointe, que je me tienne les reins parce qu’au bout de 3 heures au restau (et 3 heures passées à regarder les copains s’en mettre une pleine volée derrière la cravate pendant que je termine ma 3ème bouteille de San Pellegrino en regardant le plateau de fromages au lait CRU bourré de listériose, qui pue mais pour lequel je serais prête à attenter à la vie de cette pourriture de scientifique qui a découvert les effets de cette salope de bactérie sur les fœtus), je sais plus comment me mettre, je ne rêve que d’une chose : d’une méridienne, cette invention sublime qui permet de s’ALLONGER…
Parfois même, dans sa grande bonté, l’Eternel nous envoie la femme au foyer qui a arrêté de travailler pour élever ses enfants (et pas celle qui n’a pas le choix, hein, non, celle qui a fait 10 années d’études pour finalement se dire que « Oh ! Tiens ! Et si je demandais à mon mari de m’entretenir, après tout ? C’est pas une régression, non, malheureuse !, c’est juste plus PRATIQUE… »). Et cet être de lumière qui a tout compris à la vie va te dire, quand tu auras le culot de te plaindre que ton congé mater tu peux te le carrer là où tu penses vu que t’es pas salariée, non tu es LIBERALE, alors, si tu veux allaiter ton enfant, ben tu bosses jusqu’à la perte des eaux et après, tu prends 3 mois avec tes propres deniers, bref, cette femme trop courageuse de la maternité va te dire : « ho, hey, t’es plutôt bien lotie, hein… je vois pas de quoi tu te plains… ».
Et puis arrive le moment où l’on sent qu’il va falloir prendre un peu plus soin de soi et que, non, faire 800 Km en bagnole sur 3 jours avec les contractions qui vont avec (même qu' un uppercut dans le plexus solaire par M. Ali à la grande époque, c'est rien que de la gnognotte, une petite bulle de gaz qui fait "plop"), ça va pas être possible, qu’il faut être raisonnable aussi. Quand arrive ce moment où enfin on avoue, rouge et confuse :« chui fatiguée » et qu’au lieu de s’entendre dire que oui, effectivement, il faut se reposer, qu’on en a déjà suffisamment fait, que l’important c’est que bébé Chouq’ ne passe pas ses premiers jours avec les prémas dans une boîte en plastique, on s’entend dire : « t’es chiante. », quand arrive ce moment là, on se dit que la médaille, c’est pas pour maintenant.
Et alors, Wonder Woman, elle a juste envie de brandir son piquet et sa banderole et se mettre en grève. De virer son costume de scène, d’enfiler un jogging tout râpé, de plus se maquiller, de traîner en savates devant les Feux de l’Amour, de faire réchauffer des plats de Pierre Martinet, de plus jamais faire les lits, de laisser la vaisselle sale pourrir dans l’évier, de plus répondre au téléphone, de dire « merde » quand un copain appelle pour proposer un we de fiesta, de laisser Chouquette aller à la crèche avec un ticheurte jaune, une jupe mauve et des chaussettes orange, de mettre le mail de Belle-Maman chez les indésirables, et de réclamer, comme revendication la médaille, autrement dit le « t’es super, ma chérie, je suis fier de toi. ».
C’est pourtant pas compliqué.
Merde quoi.
P.S : fumasserie qui risque de s’auto-détruire. Parfois, c’est dur de se plaindre alors que bon, y’a quand même plus malheureux. C’était mon billet je me regarde le nombril (enfin, j’essaie parce que là, telle que je vous parle, je le vois plus…).
21:46 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 01 novembre 2008
ah... ce bon vieux Dr AGA...
Il est des mystères insondables que l’on ne percera jamais, sans mauvaise volonté aucune. Rien n’y fera, c’est comme ça, autant se faire une raison, s’avouer vaincue, déclarer forfait.
Un des mystères qui me laisse pantelante d’incompréhension, c’est celui qui squatte la catégorie « humour » du ELLE toutes les semaines, c’est celui qui me fait faire « tssss » quand je le vois se radiner, qui me fait me hérisser les poils des avant-bras, c’est AGA.
Alix Girod de l’Ain pour les néophytes.
Paraît qu’elle est désopilante, hilarante, LA référence en matière de second degré.
Ah.
Pardon.
Pourtant, je ne pense pas être un triste sire, encore moins une handicapée du second degré, une frigide du ricanement. La déconne, je ne peux pas envisager une journée sans : une blagounette par –ci, une vanne foireuse par-là, j’adore ça et je confesse pratiquer cette activité au moins aussi souvent que le silence entre 2 phrases chez Houellebecq.
Par contre, l’humour d’AGA me fait autant d’effet qu’un sketch de Chevalier et Laspalès pour Matmut : la consternation.
Voilà, les chiens sont lâchés, n’ayons pas peur des mots : je suis consternée, atterrée, effondrée, accablée. Tiens, voilà que je n’ai plus de synonymes sous le clavier, zut !, parce que j’en aurais bien remis quelques lignes de plus.
Et je ne comprends pas cette starification autour de sa personne qui n’a rien inventé en matière de second degré et qui se proclame féministe avec aussi peu de complexe qu’une Carla Bruni.
Elle est arrivée insidieusement, sur la pointe des pieds avec un article de temps en temps et toujours cautionné par un dessin de Soledad (que j’aime d’amour, dois-je le rappeler ?), le tapis rouge déroulé à chaque fois histoire de bien faire comprendre à la lectrice qu’il allait falloir compter avec elle.
Perso, je zappais systématiquement ses mots, mais sans aucun a priori, hein, juste qu’au bout de 5 lignes, j’avais perdu le fil, déconnecté, débranché les neurones.
Voilà, cette AGA, elle était mon lexomil, mon noctamide, même pas besoin d’ordonnance : que demande le peuple ?
Mais, depuis quelque temps, j’ai beau faire comme si elle n’était pas là, faire mine que les pages de ses articles sont collées, ses gros placards m’obligent à lui faire une place dans ma lecture hebdo.
Même pas une page cartonnée « Armani Code » puante pour masquer et empêcher de poser le mag ouvert à sa page. Même pas.
Alors bon, je suis pas butée non plus, je me suis dit que j’allais faire un effort, mince !, elle a quand même un groupe Facebook qui demande à ce qu’elle soit remboursée par la sécu, c’est qu’il y a un buzz sous son pseudo, une pépite qui me serait passée sous le nez, j’ai ressorti mes ELLE et j’ai dépiauté.
Et vous savez quoi, mes oiseaux ?
Ben même pas.
Mais, quand je suis tombée sur cet article, mon sens de l'humour a fait "pschiiiittt":
ou comment claquer 100 000 euros en une journée de shopping dans le 8ème arrondissement...
En pleine crise financière, économique voire humaine, notre bonne vieille AGA, elle se marre avec ses 100 000 (et, comme elle le dit si bien dans cet article d’anthologie, « pas francs, hein.. » ha ha ha…).
Genre je sais pas qui elle fait marrer à part Mouna Ayoub. Peut-être la baronne Brandsetter qui doit trop se bidonner comme une baleine sur ses skis nautiques dans la baie de Monaco. Ah ! Sacrée AGA, alors… comment elles feraient les snobs élitistes pour vérifier si leur injection de Botox a bien fonctionné sur leurs rides autour des lèvres si tu n’étais pas là, hein ?
Bon, et je vous passe les sujets « dans la peau de Sarah Palin » plat comme son inspiration, « dans la peau d’une gentille » aussi drôle qu’un jour de pluie…
Et je lance un appel.
Je voudrais des témoignages, je voudrais comprendre, alors, si vous me lisez vous, les fans d’AGA, je vous le demande comme un service : POURQUOI ?????
Et puis, pendant qu’on y est, si cet espace virtuel pixellisé pouvait vous donner l’occasion de vous réunir et de lui monter un comité de soutien dans le but de réunir des fonds pour, je sais pas, lui louer une salle de spectacle au fin fond de la Creuse afin qu’elle puisse exprimer son envie de franche rigolade sans pour autant squatter le ELLE, ça serait adorable et ça me soulagerait.
D’avance, merci.
10:18 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (50) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 01 octobre 2008
et la couleur dans tout ça?...
Crédit photo café mode
C’est peut-être parce que, cet hiver je ne rentrerais ni dans un sarouel ni dans un legging en cuir et que je ne pourrais pas porter de low à talons au risque de ressembler à Pacman qui se rendrait à une soirée changement de sexe (… non mais desfois, je vous jure, je ne sais pas où va se perdre mon imagination, limite je trouve ça inquiétant…), que, depuis le début de la semaine, je scrute, décortique, analyse les défilés printemps/été 2009 parisiens.
Parce que, l’été prochain, mes oiseaux, je sens que ça va être l’éclate totale.
Mini en veux-tu en voilà, du clou, de la paillette, de la veste structurée qui rendrait présentable une Lily Allen à 3g, bref, du bonheur en barre pour l’ amoureuse des lignes nettes et précises que je suis.
Avec, pour l’instant, une préférence bien marquée pour Kris Van Assche et ses silhouettes ayant pour seul accessoire des tatouages, costards sans concessions, tranchantes comme des lames de rasoir. Le directeur artistique de Dior Homme est devenu mon nouveau Dieu du style, à copier de toute urgence (grâce à Géraldine qui, il faut bien l’avouer, m’a mis la puce à l’oreille).
Credit photos: vogue.fr
Pourtant, j’ai tout décortiqué : Balmain, Balenciaga, Isabel Marant, tout ce que la mode compte de pointu et de populaire en même temps, tous les créateurs qui font l’unanimité, je les ai examinés à la loupe de mon Mac.
Alors Ok, je vais pas non plus faire ma mauvaise foi et dire que je n’aime pas, au contraire, tout cela me semble bien enthousiasmant : les bottes dégoulinantes et cloutées, la sexy attitude qui joue les mariées avec le loose voire le destroy pour former un couple improbable mais qui fonctionne, je sais que je vais y céder l’été prochain. Je ne le sais que trop.
Mais dans ce cas, pourquoi je n’arrive pas à m’identifier à ces défilés (en dehors du fait que j’ai le profil de Ronaldo en ce moment…), pourquoi les collections présentées un peu partout comme étant les futures inspiratrices de Zara, Mango et toute la grande distrib’ me mettent mal à l’aise ?
Il m’en a fallut du temps avant de comprendre ce qui me donnait l’impression d’être déconnectée.
Je vous fais une vision globale des défilés parisiens les plus relayés dans la blogo :
(Captures d'écran style.com et vogue.fr
Je sais, on ne voit rien... si ce n'est l'essentiel...)
Rien ne vous choque ?
Regardez encore un peu…
Pas une seule peau métissée. J’ai bien dit : pas une seule.
...
Et quand je dis métissée, je parle de couleur quelle qu’elle soit. J’ai fouillé partout, j’ai été la fouine du pavé tactile, j’ai zoomé, je me suis escrimée à trouver ne serait-ce que l’once d’une ombre d’une tache de couleur.
Rien.
Nada.
Nothing.
…
Alors, loin de moi l’idée de polémiquer, de faire de la « touche pas à mon pote » de bas étage. Non. Tout ce que je veux, c’est comprendre. Comprendre comment une telle chose est possible.
Je sais pas mais quand je marche dans la rue, je vois du métissage à tous les coins de trottoir, du noir, du Maghreb, de l’oriental, des enfants aux cheveux crépus et aux yeux bleus, des yeux marrons foncés qui regardent amoureusement des yeux verts, des mains colorées qui serrent tendrement des mains immaculées, des accents du soleil qui se marient aux accents nordiques… Putain ! (oui, dans ces cas-là, quand je sors de mes gonds, je deviens vulgaire), je vois du METISSAGE quoi !!!
Bon, bon, bon… au début, je me suis dit, allez, tous les mannequins de couleur ont du rester à New York faire la fête avec Alex Wang, Marc Jacobs ou Calvin Klein.
Et puis je tombe sur le défilé de Kris Van Assche et je comprends que non, il y a bien des mannequins de couleur à Paris…
Alors quoi ? Tous nos créateurs chouchous seraient-ils devenus aveugles à force de se cloitrer dans leur bulle hype et sooooo trendy ?...
Il faudrait demander aux « grands » de donner un peu d’ouverture d’esprit à ces petits « nouveaux ».
Oui, parce que, quand vous regardez un défilé Jean Paul Gaultier, John Galliano pour Dior, Chanel ou autre Saint Laurent, il y en a à la pelle de la peau mate, et moi, ça me permet de respirer, de me dire que y’a encore de l’espoir. Que tout n’est pas foutu.
Cela n’enlève rien à leur talent mais si on vous sert de la blonde Est Allemande anorexique à toutes les sauces, quoiqu’on en dise, cela en fait un canon de beauté au sens littéral du terme sans laisser de place aux autres.
Pourtant, s’il y a bien une notion qui me semble universelle et sans frontière, c’est la beauté, non ?
Alors voilà, c’était ma fumasserie du mois, rassurez-vous, ça va me passer, ça doit être les hormones…
16:44 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 16 février 2008
trop c'est trop
J’ai été mutli taggée par Toupie, Lilie, Sté et quelques autres (m’en veuillez pas, les filles si je vous ai oubliées, mais là, trop c’est trop), 6 choses que vous ne savez pas sur moi. Le pire, c’est que ma bonne volonté étant à la hauteur de mon addiction aux rochers Suchard (autant dire LEGENDAIRE), je me suis lancée, j’ai réfléchi à la chose, jusqu’à ce qu’un sentiment de déjà-vu se profile du fin fond de ma mémoire certes de moineau, mais quand même.
C’était au mois de juillet, et vous pouvez lire tout ça là…
D’accord, c’était pas 6 choses mais 5. Et pour le coup, vous n’en aurez pas une de plus parce que faut pas pousser mémé, hein.
Donc, l’objet de ce post n’est pas un tag, mais bien une fumasserie. Parce que chui fumâsse. J’aimerais savoir qui est responsable de ces chaînes qui, allez, j’avoue, me plaisent bien chez les autres, mais qui finissent indubitablement par nous revenir à la figure quand on s’y attend le moins.
J’attends. Que les responsables se dénoncent histoire que je puisse leur causer du pays. Non mais sans blague. Pfff.
21:20 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 05 février 2008
la malédiction de l'écharpe qui pluche
Et pourtant, c’est la seule et unique fois que vous me verrez, toute de noir vêtue, arborant fièrement cet accessoire telle Angelina avec un Brad à son bras.
Parce que mon écharpe, aussi chaude et aussi confortable soit-elle, est pourvue d’un inconvénient majeur : elle PLUCHE.
L’horreur.
En même temps, je me refuse à adopter du synthétique qui certes ne perd pas ses poils, mais ne protège pas plus du froid qu’une paire de mitaines en dentelle…
Alors, ma question du jour, c’est : comment vous faites, vous, pour porter l’écharpe en laine ?
Vous vous habillez tout en blanc ? Vous portez un masque ? Vous évitez de baisser la tête quitte à ce que tout le monde s’inquiète de votre torticolis quand vous ramassez les clés qui ont sauté de votre sac (non je ne suis pas maladroite, j’ai juste des clés un peu farceuses…) ?
Et ne me dites pas de prendre une écharpe noire parce que le problème sera strictement le même avec un pull blanc.
Alors ????
11:50 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 13 janvier 2008
tiens, une fumasserie, ça faisait longtemps...
Bon, quand je dis « les » boutiques, je veux bien sûr dire « la » boutique. Parce qu’ici, il n’y a guère qu’une seule adresse qui vaille un tant soit peu le coup, c’est le Comptoir. Déprimeland la bien nommée.
Eh bien, elle a été à la hauteur de sa réputation : je suis rentrée, j’ai fait le tour en me frayant un passage dans la horde des Déprimelandaises qui ne sortent de leur tannière que 3 fois l’an (pour les soldes d’hiver, pour celles d’été et pour La Grande Braderie) et je suis ressortie aussi rapide qu’un éclair en chocolat ingurgité par Choucas.
C’est qu’on dirait qu’ils le font exprès, ces commerçants, de casser le moral des troupes pour que tout le monde foute le camp : ces grands seigneurs, ils nous ont fait du….(roulement de tambour)…. -20% !!!!!
Ne sont-ils pas délicieux ?
Pas pu m’empêcher de commenter leur campagne de pub sur internet : chui colère, chui colère…
07:07 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
vendredi, 23 novembre 2007
Clarins finira par avoir ma peau
J'ai toujours utilisé la crème multi énergisante de Shiseido comme crème de jour. Enfin, toujours est un bien grand mot, en fait, ça fait maintenant 1 an qu'elle a élu domicile dans ma trousse de toilette.
J'en ai toujours été contente, ravie même. Aussi, je ne comprends pas ce qui m'est passé par la tête quand je me suis vue, à la pharmacie, en train de renifler les pots de crème Nuxe. Pourtant, je le sais bien qu'il faut pas que je renifle les pots de crème, que c'est signer mon arrêt de mort: je suis d'une telle faiblesse face à une odeur délicieuse associée à un packaging plutôt mignon.
Et paf! J'en suis sortie avec la crème de Nuxe qui sent bon le monoï. Sauf que ma peau sèche n'a pas du tout apprécié et j'ai mis ça sur le dos de ma crème teintée (Stila) que j'utilise depuis plus de 2 ans et qui ne m'avait jamais fait faux bond, elle, au moins. Non, je me suis voilée la face et je suis partie à la quête de mon nouveau teint: que j'ai trouvé chez Clarins. Souffle de teint qu'ils appellent ça.
Moi, l'anti-fond de teint compact, couvrant et salissant, j'étais convaincue, que dis-je, conquise!
Evidemment, l'association des 2 n'a fait qu'empirer: je me retrouve avec un front qui pèle comme à un retour de vacances au soleil... l'horreur. En plus, leur souffle de teint est chargé en odeur répugnante, pouah! une infection de truc!
Résultat, pour guérir tout ça, je n'avais pas d'autre solution que d'aller me chercher LA crème SOS:
J'ai pas voulu chiffrer le montant du préjudice causé par mon reniflage de crème à la pharmacie, mais je crois deviner qu'il est digne d'un craquage en bonne et due forme au H&M du coin un jour de blues du mois de novembre...
NB: vous aurez noté que cette note est d'une platitude à mourir, mais que bon, ça va hein, ce départ en we est un peu speed, et puis, promis, la semaine prochaine, mes notes seront un peu plus fouillées.
15:58 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
lundi, 19 novembre 2007
du danger des pompons
Un froid de retour, une pneumopathie qui me cloue au lit (en dehors du fait que j’ai du aller bosser malgré tout), la configuration idéale pour le sortir.
On m’avait dit qu’il fallait bien me couvrir, ce fut chose faite.
Ça a commencé avec la buraliste qui me voit me radiner tous les lundis matins en quête du ELLE.
Mais, mes aventures pomponnesques ne se sont pas arrêtées là.
Sur le chemin du retour, en m’arrêtant à la pharmacie pour me ré-approvisionner en came, rebelote avec les laborantines : « si c’est pas chou ce pompon !!! ooooh et puis c’est tout doux, ça !!! »… et vas-y que je remette mes petits doigts boudinés pour tâter tout ça.
Pire que la bosse du bossu.
Même enceinte je ne provoquais pas autant d’émeute avec mon ventre rond.
Bref.
En fermant la porte de chez moi, je me suis sentie comme le renard de retour dans sa tannière en pleine période de chasse : à l’abri, saine et sauve. Ouf.
C’est que j’osais même plus me pointer à la boulangerie de peur de me faire fariner le pompon, moi ! Quant à la boucherie, n’en parlons pas.
Du coup, ce soir, moi, la viandarde, j’ai pas eu ma dose de viande et demain matin au p’tit déj, j’aurais pas ma tartine. Pfff. Quelle misère !
Résultat : mon bonnet, je l’adore, mais juré craché, je le mettrais plus, trop dangereux cette affaire.
21:29 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
samedi, 03 novembre 2007
chronique de la haine ordinaire
Qué ?
Je me retourne pour voir quelle pauvre fille avait le droit à ce jugement pas très tendre : nous étions 2 dans la rue. Moi et l’insulteur.
Alors là, vous vous dites : « OK, elle avait du nous sortir ses low, son cuir et son carré Hermès, voire son collier de perles de culture ». Que nenni, j’étais habillée comme ça :
Passé le moment de surprise, je me suis quand même demandée ce qui avait pu pousser cet individu à me dire ça. Parce qu’il m’aurait traitée de « conne », « poufiasse » ou encore « retourne dans ton pays », limite j’aurais compris. Mais là, « bourge », je comprends pas.
Une besace et des collants violet, c’est tout sauf bourge, nan ? Et, après analyse approfondie de ma tenue, je crois avoir trouvé le fond du problème. Oui les filles, je pense que ce type a juste retenu le fait que j’aie associé la couleur de mes collants à celle de mon écharpe. C’est vrai que c’est dingue cette association. Je dirais même que c’est un peu « olé, olé ». Imaginez si j’avais mis un élastique violet dans mes cheveux… là, je crois que je me faisais lyncher sur la place publique !
Le pire, c’est que l’insulteur portait un treillis, une paire de Doc, un keffieh palestinien et les cheveux roses. Si le Sartorialist était passé par là, sûr qu’il l’aurait immortalisé ! Il était so A/H 2007 ! Le plus bourge des 2 n’était pas celui qu’il croyait, le bougre.
Et j’aurais bien aimé l’emmener avec moi aujourd’hui, passer une journée des plus banales:
On aurait vu qui était le plus chochotte des 2.
Mais, le pire du pire, c’est qu’en continuant mon chemin, je n’en pouvais plus de ricaner en songeant au billet croustillant qui allait bientôt fleurir mon blog quelque peu à l’abandon, ces jours-ci…
19:55 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
mercredi, 18 juillet 2007
attentat fashion au coin de la rue
Ce phénomène m'avait déjà interpellée les jours de neige. Franchement, quand il neige, ça change pas grand chose niveau température au jour d'avant: genre la veille il faisait -5°C et on se pèle grave et le lendemain, il fait 2°C mais il s'est mis à neiger. Et là, c'est la débandade. On voit des bonnets multicolores avec des écharpes vertes, des moufles jaunes et des pantalons de ski sans oublier les bons vieux après ski fleurir à tous les coins de la rue, comme s’il n'y avait plus de complexes, que, sous prétexte qu'on a le même temps qu’à la montagne, il faut se lâcher et mettre n'importe quoi pourvu qu'on ait chaud.
Déjà, en hiver, ça a le don de m'énerver prodigieusement.
Mais je me rends compte, maintenant que le soleil est enfin revenu, que la règle s'applique aussi en été.
C'est quand j'ai vu mon ex voisin (un gros con) hier matin dans la rue, que j'ai eu le choc.
Il se balladait la cuisse (flasque) à l'air, moulé dans son micro-short en jean et à l'aise dans ses espadrilles. Non mais quelle horreur!
et là, j'ai commencé à regarder autour de moi, et j'ai fait ce constat malheureux qu'il n'était pas le seul.
J'étais cernée par les bides à l'air, les dessous de bras non épilés sous des débardeurs douteux, des pieds non pédicurés, des sandales usées jusqu'à la corde... à croire que les gens perdent totalement toute notion de savoir vivre et de pudeur dès que les températures frisent les 30°C.
Comme si je sortais en paréo dès que le soleil se pointe ou en pyjama quand la nuit tombe.
ça vous choque pas, vous?
09:30 Publié dans fumasseries | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
































