mardi, 23 septembre 2008

retour à la réalité

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Revenir bronzée, reposée, grassouillée (oui, parce que grassouillette ça rimait pas), rechargée et finalement pas si mécontente de retrouver son chez-soi, avec tout de même le sentiment d’avoir découvert le paradis sur Terre et de savoir qu’on y retournera, c’est sûr… voilà tout ce que je demandais à des vacances réussies.


Enfin, ça, c’est ce que je me disais dimanche, quand, profitant du soleil de l’automne nouvelle née, je pédalais sur mon vélo, nez au vent, derrière Choucas et Chouquette. Après une bonne sieste méritée, un déballage de valise et un visionnage des photos prises là-bas. A Porto Vecchio.


Sauf que lundi matin, quand il a fallut se lever alors que la nuit était aussi noire que mon moral, que le thermomètre affichait 20 bons degrés de moins que là-bas, non, ce n’était plus la même chanson.


C’était plutôt « emmenez-moi »… si vous voyez ce que je veux dire, mes oiseaux. C’était une envie de pleurer. C’était « mais qu’est-ce que je fais ici, moi ? ». C’était COURAGE FUYONS !!!


Pffff.


Alors oui, les vacances étaient bonnes, la mer était suffisamment chaude pour que je fasse mes longueurs dans la baie de Santa Giulia déguisée en Lara Croft. Avec le Polar prêté par Choucas : une montre reliée à mon rythme cardiaque ainsi qu’à un satellite afin de calculer la distance parcourue, un truc de dingue. J’ai adoré.


Le sable était fin, mais fin… et blond, mais blond…


L’eau était aussi cristalline que le caillou du Bayou du Diable dans Bernard et Bianca (influence de Chouquette…).


Les boutiques étaient remplies de bien jolies choses ma foi.

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La boutique Mare Di Latte se souviendra longtemps de mon passage: je crois que j'ai essayé toute la collection...

Oui, je sais, j'ai la peau aussi sèche qu'une morue salée... ça m'apprendra à pas mettre de crème tiens.


Le temps était tellement élastique que j’ai pu dévorer mes bouquins en toute quiétude.

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Bref.



Et, depuis que je suis rentrée, c’est la course.
2 jours pour prendre ces fichues photos complètement nulles, mais où va-t-on, je vous le demande.


Adieu robe longue, maillots et crème solaire : see you next year…
Je vous laisse, je vais vider mon paquet de Kleenex…

vendredi, 12 septembre 2008

encore!!!!

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Non mais je ne sais pas si je vais y arriver bon sang de bois! Je reviens, je repars, je re-reviens, je n'ai pas le temps, je suis débordée, et ce soir, je repars une semaine en vacances. Pour rattraper la semaine que je n'ai pas eu au mois d'août, pour mettre mes petons à l'air (enfin!), pour ressortir les débardeurs, robes housses (mes amies) et autres sandales, je m'envole avec toute la petite famille direction: cet antre de paix, ce paradis, cette plage de sable fin... J'essaierais de ne pas regarder les figatelli, lonzo et autres joyeusetés charcutières, toxonégative oblige. Quelle poisse.

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Inutile de préciser que cet objectif dans ma ligne de mire depuis 3 semaines m'a rendue aveugle aux vitrines de rentrée, aux tendances, à la maille, manteaux, collants et chaussettes. Je continue à porter les jambes nues dans mes boots, à snober royalement mon tiroir à leggings, alors vous parler mode, mes oiseaux, ce serait comme demander à Bertrand de Koh Lanta son avis sur le financement du RSA...

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robe Sandro été 2007

cuir Barbara Bui

Chaussures... hé hé hé...

Pourtant, j'aurais tant de choses à vous raconter: la semaine incroyable que nous a fait vivre Garance, j'avais l'impression d'y être moi, à la fashion week new Yorkaise! Que Rumi, Erin, Alex et toute la blogo la plus pointue du moment était avec moi, comme des vieux potes.

Le bouquin que je dévore et dont je vous reparle très vite, galerie de portraits aussi croustillants les uns que les autres. Le nom du bouquin? Ah oui! C'est "La voleuse d'hommes"... tout un programme...

Et j'aimerais tellement avoir le temps de vous raconter la bonne blague faite à ma mère... je continue à pouffer de rire, bêtement, innocemment, comme une petite fille qui aurait joué un tour pendable.

Mais pas le temps mes oiseaux, pas le temps.

Juste le temps de prendre une photo de ma tenue de ces derniers jours: je tremble à l'idée de devoir trouver des collants qui ne me descendraient pas aux chevilles à cause d'un tour de taille réfractaire à tout carcan... alors, en attendant, je profite des derniers degrés au dessus de la normale saisonnière.

Bye bye!

jeudi, 20 mars 2008

back from Serengeti

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Jambo les mamas !

Me voilà de retour, un peu sonnée, un peu décalée. Les yeux en fente de boîte aux lettres après l’éblouissement dont ils ont été victimes, le coupable se nommant Afrique. La peau brûlée et non bronzée (les marques de bronzage s’apparentent bien plus à celles d’un Laurent Fignon à la fin d’un Tour de France que d’une Laure Manaudou…), et cette boîte crânienne remplie de souvenirs. A ras bords.

24 heures que je suis revenue après un périple qui nous aura fait vivre 5 décollages et 5 atterrissages en à peine une journée, Choucas et moi, je crois qu’on est prêts pour se lancer dans un guide Michelin des pilotes de lignes avec 3 belles étoiles pour notre petit pilote Sud Africain intarissable sur les reliefs de la vallée du Rift et, allez, on va être sympa, une étoile (et c’est cher payé) pour cette pourriture d’Air France qui nous aura flanqué un bon retard dans les dents alors que Chouquette n’était plus qu’à une heure de séparation. La tuile.

24 heures que je me demande où je suis, où je vais et comment je m’appelle.

24 heures que je réponds « Asanté sana » à la boulangère qui me rend la monnaie ou bien encore « Jambo ! » à la buraliste qui m’a mis de côté mon ELLE.

24 heures que je regarde la neige tomber en pensant au Serengeti et ses plaines verdies par le début de la saison des pluies.

24 heures que je tiens Chouquette dans mes bras sans pouvoir la lâcher, mes lèvres brûlées par les baisers intempestifs dont je la couvre.

Je ne sais par où commencer, quoi vous raconter, où trouver les mots pour décrire ce que l’on a vécu. Le plus simple serait de jeter en vrac tous ces moments sur mon clavier, je n’en trouve pas un de plus important qu’un autre, je suis nulle en priorité.

Je me souviens de ce bouquet de roses rouges qui m’attendait dans les bras de Moses, notre guide, rongé par l’émotion de nos retrouvailles alors que notre Cessna venait de se poser au milieu des zèbres en klaxonnant pour qu’ils nous fassent de la place.

Je me souviens de cette sensation de bien être absolu qui s’est emparée de nous à la pose de notre premier orteil sur la terre rouge du Serengeti et de cette première phrase qui est sortie de ma bouche : « comme tu nous as manqué ».

Je me souviens de tous ces bébés guépardeaux, lionceaux, léopardeaux, gnous, éléphanteaux, zébreaux collés aux basques de leur mère : la saison des naissances a  ceci de magique que tout n’est que câlins, jeux et douceur.
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Je me souviens de cette envie de faire pipi alors que nous étions face à une lionne et ses 4 lionceaux. Mes 3 hommes (Moses, Choucas et notre chauffeur) qui lui faisaient face afin de parer à éventuelle attaque pendant que je descendais me soulager derrière le 4X4. Les 4 paires d’yeux braquées sur elle ne soupçonnant pas que le danger n’était pas devant nous, mais derrière nous, dans un arbre, avec vue imprenable sur mon fessard : un léopard. Il n’a pas bougé, je ne sais pas comment je dois le prendre…
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Je me souviens de ce déjeuner en plein milieu de la Grande Migration : quelques centaines de milliers de gnous autour de nous, leur regard étonné posé sur notre petit groupe de 4 doux dingues. Des fous passionnés. Dont une illuminée qui s’amusait à sauter dans les herbes hautes en chantant à tue-tête pour attirer leur attention.
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Je me souviens de cette nuit blanche que nous a fait passer ce groupe de lionnes qui avaient décidé de faire du périmètre de notre tente, leur terrain de chasse. Du sol qui tremblait sous le poids de leur masse galopante, de leur rugissement, à 5 mètres de ma tête qui se planquait sous l’oreiller, et qui provoquait un concert de castagnettes joué par mes vertèbres dorsales. Et de cette confidence que m’a glissée à l’oreille une touriste américaine lorsque, le lendemain, les yeux plissés par la fatigue, je lui racontais comment la peur m’avait clouée sous ma couette m’empêchant d’aller aux toilettes alors que ma vessie était au bord l’implosion. Elle m’a chuchoté, le sourire aux lèvres qu’elle y avait été aux toilettes… mais qu’elle n’avait pas osé tirer la chasse d’eau…

Finalement, entre moi et les fauves, ce n’est qu’une grande histoire de pipi, quand j’y pense…

Je me souviens du coucher de soleil du haut de notre kopjie : flamboyant, époustouflant, à vous rendre tout flagada.
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Enfin, je me souviens de ce lever de soleil, le premier matin quand, après avoir ouvert nos yeux nous n’avons plus réussi à les refermer, fascinés par la beauté de la savane et de Choucas me murmurant : « Bon Dieu ! Ce que c’est beau… »
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De tout cela, il ne me reste que quelques objets rapportés de la seule boutique trouvée sur notre chemin et des photos. A la pelle. 10 Mo de photos. Un gouffre numérique.
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 sur la couverture Massaï: un oeuf d'autruche, une paire d'amulettes, un chasse mouche fait à partir d'une queue de gnou et un petit saladier en calebasse.
 
Il me reste aussi mes compagnons fidèles qui squattent le fond de mon sac sans que je parvienne à les virer. Un anti-moustique à Déprimeland ne me sert à rien d’autre qu’à me souvenir. Mais c’est déjà pas mal, non ?
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 le bouquin qui ne m'a pas quittée (merci Galliane), un paquet de cigarettes Tanzaniennes (du foin!!!) et mon Pré Butix...
 
Enfin, vous l’aurez compris, mes oiseaux, mes vacances étaient canons, mortelles, à se damner. Il me faudra encore quelques jours avant de refaire surface, ne m’en veuillez pas si je ne vous cause pas de futilités modesques ou si le silence se fait sur mon blog ou sur les vôtres pendant quelque temps : ma seule préoccupation se résume à rêver de notre prochaine escapade qui sera certainement le Bostwana à dos d’éléphant. Mais avec Chouquette. Donc dans une petite dizaine d’années, si tout va bien.

P.S : et merci pour tous vos messages pendant mon absence, ça m’a touché comme vous pouvez pas imaginer.



mercredi, 12 mars 2008

une journée dans le Serengeti

A l’heure où vous lirez ces mots, j’y serais dans cette savane qui me hante depuis que j’y ai mis les pieds un beau jour de septembre 2005.
Enfin, j’y serais si notre petit coucou qui nous a permis de relier Arusha (la capitale de la Tanzanie) à notre hôtel perdu au beau milieu du Serengeti ne s’est pas crashé. Je vous avoue que je flippais un peu, d’ailleurs. Le testament a été rédigé, au cas où, faudrait pas que Chouquette finisse à la DDASS avec nos bêtises, la pauvre. Avant de partir, je me suis tout de même renseignée de savoir si on nous équipait en parachutes avant de grimper à bord de cet engin de malheur. Mais Choucas a su trouver les mots pour me détendre : «  franchement, si on se crashe et que tu survis grâce à ton parachute, de toutes façons, tu finiras bouffée par les lions et terminée par les hyènes, alors c’est quoi le mieux ? ».

Je n’ai plus voulu de parachute.

Enfin.

Alors, je me suis dit que pour toutes celles qui ne sont jamais parties en safari, je pourrais leur décrire une journée typique, parce que l’organisation là-bas est vraiment particulière.

Tout d’abord, il faut savoir que le parc du Serengeti est une réserve immense de la taille de 2 régions françaises. Dans ce parc, le nombre des hôtels est limité (désir du gouvernement Tanzanien qui a retenu la leçon enseignée par le Kenya : plus les hotels sont nombreux, plus le tourisme se fait massif, plus les réserves animalières sont massacrées), en gros, le choix de l’hotel est crucial, il détermine l’emplacement de la game drive*, et surtout, la fréquentation des alentours. Un conseil : toujours prendre un hôtel isolé pour être sûr de ne croiser personne pendant les sorties. Le danger guette à chaque coin de baobab : le touriste américain.

La dernière fois que nous y sommes allés, nous sommes restés plusieurs jours là :
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Migration Camp.
Camp de 16 tentes plutôt luxueuses cernées par les kopjies (ces gros rochers qu’on voit dans le « Roi Lion », oui bon ben, chacun ses références, hein…), au cœur desquelles on trouve une tente-réception (avec bibliothèque, petit bar), une terrasse sur laquelle on se retrouve le soir, devant un feu de camp afin de se raconter ce que l’on a vu (« et là, le léopard, il nous a regardé et il a fait « rôaaaar »…), une tente restaurant (la cuisine est digne d’un gastro avec plats aux références multiples : indienne, africaine, anglaise, française,…) et une piscine.
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Si je vous décris l’hôtel comme une bonne touriste de base obsédée par le « all-include » sur une plage de République Dominicaine, c’est que, dans ces réserves, ceux qui vivent en captivité, ce sont les touristes, pas les animaux. Et l’hôtel a tout intérêt à être canon vu que l’on ne peut pas en sortir librement à moins d’être accompagné d’un ranger armé responsable de notre sécurité. Un hippopotame un peu énervé et paf ! plus de touriste…

Généralement, on parvient à l’hôtel après une journée de safari, vers 17H. On se repose (10H de 4X4 ça peut être légèrement abrutissant, quand la journée se termine, on ne sait plus comment on s’appelle, ni à quoi servent nos jambes vu qu’on ne peut plus tenir debout sans être secoué de crampes. Mais, pas de panique, cet état disparaît dès le moment où l’on plonge dans la piscine !), on en profite pour se balader, bouquiner, taper la discute avec les gérants de l’hôtel pas avares en bons conseils (moi, je suis du genre à les harceler sur leurs fournisseurs de meubles vu que la déco, généralement, est à tomber !).

Puis vient l’heure de l’apéritif : sur la terrasse, face à la savane où l’on peut apercevoir, au crépuscule une famille de lions, un troupeau d’éléphants ou bien encore une girafe passant au loin. Tout est focalisé sur le panorama : absence de musique, les conversations se font en chuchotant, pour rien au monde l’un d’entre nous prendrait le risque de briser cette contemplation.

A l’heure du dîner, étant donné qu’il faut traverser un bout de savane pour accéder à la tente restaurant, chaque couple est accompagné d’un ranger armé, un peu flippant au début, puis on s’y fait.

Et on ne veille pas parce que le réveil se fera tôt, très tôt, le plus souvent avant le lever du soleil (donc, 6H… outch !).

La nuit, les rêves sont envahis de sons étranges : une lionne qui appelle son lionceau, un clan d’hippopotames qui se marre dans l’hippopool (la mare située à 200 m de notre tente), des babouins qui se chamaillent un fruit. Et, sur les coups de 2H du matin, subitement tombe l’humidité, le froid envahit la tente, hop ! on enfile le sweat shirt, on remonte la couverture en fourrure, et on termine la nuit.

A 6H (donc), réveillés par le groom qui nous apporte un café accompagné d’un muffin (tut tut tut, on pinaille pas, pas le temps de s’attabler, le lever de soleil n’attend pas !), il est temps de rejoindre notre guide et notre chauffeur qui nous attendent pour la première game drive de la journée. Et c’est parti pour en prendre plein les mirettes ! La balade dure environ 4 heures pendant lesquelles on roule, encore et toujours à l’affût d’une scène précieuse.

Pendant tout ce temps, on scrute la savane afin de repérer un guépard planqué dans les herbes hautes, un groupe de lionnes perché dans un arbre pour mieux repérer leur proie, un troupeau d’éléphants en route pour se désaltérer à un point d’eau, une femelle gnou qui vient de mettre bas, des phacochères qui trottinent en famille.

Et c’est le ballet des exclamations, des « Oh ! Regarde ! le girafon a encore son cordon ombilical ! », des « tu crois qu’elle va s’en sortir, cette petite gazelle coursée par une lionne ? », ou bien encore des "mais qu'il est con ce phacochère, il croit qu'il est planqué derrière cet arbrisseau et qu'on le voit pas"... (les phacochères sont mes animaux préférés, je les trouve bourrés de maladresse et de laideur, à tel point qu'ils en deviennent attendrissants, et faut les voir galoper dans les herbes hautes avec juste le plumeau de la queue qui dépasse des herbes hautes tel un sous marin...!).

Un spectacle étourdissant de beauté, de cruauté, de sérénité.
Et le silence. Toujours ce silence parfois déchiré par le barrissement d'un éléphant, ou le chant d'un marabout. 

Vers les 10H, retour à l’hôtel pour un petit déjeuner copieux.

Le milieu de la journée n’est généralement pas propice à l’observation de la faune : écrasés par la chaleur, les animaux font la sieste. Jusqu’à 14H, c’est donc repos pour nous aussi, après tout, c’est les vacances, non ?

Et à 14H, on y retourne, jusqu’à 18H environ.

Il peut arriver qu’on décide (sur les conseils du guide) de partir pour la journée entière afin d’aller voir un coin reculé de la réserve, pour lequel plusieurs heures de route sont nécessaires. Nous, c’est ce que l’on préfère parce que cela veut dire passer plus de 10 heures sans croiser personne ( par « personne », j’entends pas de touriste américain, ma bête noire, je crois que vous avez saisi le truc…). Le déjeuner se passe en plein cœur de nulle part, on dresse une table sous un acacia parasol et on pique-nique peinards au beau milieu des zèbres, girafes ou autres animaux inoffensifs. A la « out of Africa » en somme. Magique.

Je me souviens de ce déjeuner au bord de la rivière Massaï Mara (qui fait le frontière entre le Kenya et la Tanzanie) où tous les hommes, sitôt le déjeuner terminé, sont allés se soulager au bord de l'eau et que moi, pauvre femme, quand j'ai demandé où je pouvais aller faire de même, je me suis vue répondre: "ben, là-bas, dans les fourrés"...infestés de crocodiles... et moi de m'insurger: "mais ils vont me bouffer!" et mon guide de me répondre: 't'inquiètes, à cette heure-ci, ils n'ont pas faim"... j'ai été courageuse, mes oiseaux, mais je peux vous assurer que j'ai pas traîné pour faire mon affaire!

 

En fait, je crois que ce qui me plaît le plus dans ces voyages, c'est le côté contemplatif. Le temps passe dans le silence et la beauté des paysages. Le spectacle de la vie animale nous renvoit une image modifiée de notre conception de la société. Nos repères sont bouleversés, tout comme notre coeur et notre âme. Finalement, tout cela ressemble fortement à une retraite spirituelle, quand j'y pense. C'est peut être pour cela que, lorsque nous somme revenus la première fois, nous étions apaisés, sereins, beaucoup plus reposés qu'après un séjour au bord de la mer à larver sur nos transats.

Alors, rendez-vous à mon retour pour que je vous dise si la magie a opéré une fois de plus!

* game drive: ballade en 4X4 qui se fait, généralement, sur une demi-journée. Le "safari" correspond plutôt à l'ensemble du séjour.

samedi, 01 décembre 2007

retour à la casbah

Sur le trajet du retour à la casbah, n’ayant pas grand chose à faire à part regarder les vaches qui elles-mêmes nous regardaient passer, je me suis dit qu’il serait judicieux d’acheter le ELLE, quand même.
 
Cette semaine à Paris m’avait tellement occupée, que je n’avais pas pris le temps de le lire… je n’en reviens toujours pas, d’ailleurs.

Alors, j’avais lu à droite, à gauche, des avis sur ce numéro, tantôt positifs, tantôt négatifs, je livre mon verdict : il m’a bien plu, ce ELLE, je l’ai trouvé truffé d’idées , du neuf, du vieux, de l’hilarant (viens dans ma hutte), du consternant (les femmes les mieux habillées), de l’intéressant (conseils beauté). Mais, surtout, toute ma semaine était condensée : à croire que j’avais fait mon programme en fonction de leurs conseils, alors que pas du tout.
P.52 : Léa Drucker nous conseille d’aller voir l’expo Hélène Scherfbeck pour ses portraits « mélancoliques » : fait.
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P.54 : Hector Olbak livre une critique dithyrambique sur Courbet, je suis pas d’accord, mais fait aussi.
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P.58 : on nous conseille l’expo sur les œuvres de Pierre Paulin à la galerie Alaïa dans le marais. Je ne vous en avais pas parlé, mais je l’ai fait aussi (d’ailleursn un de ses sièges est aussi exposé à « Design contre Design »).
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P.86 : on apprend que le make up fuschia, c’est maintenant. Pour moi, c’était il y a 4 jours.
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P.2 du supplément Ile de France, Mélanie Doutey (là, par contre, j’ai un doute, arf ! arf ! arf !) nous parle de l’expo Giacometti et Courbet (encore lui, décidément, je suis poursuivie). Fait aussi.

Résumons la situation : si je veux réaliser le centième (facilement) des conseils prodigués par ELLE en une semaine, j’ai besoin de 4 jours complets.
Conclusion : pour être une femme ELLE, faut être pétée de thunes, oisive et PARISIENNE !!!

Je ne serais donc définitivement jamais une de ces femmes étant donné que, certes, j’ai passé une semaine exceptionnelle, mais rien n’arrivera jamais à la cheville de ce qui m’attendait en rentrant :


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Et, tant pis pour la ELLE attitude.

jeudi, 29 novembre 2007

virée à Paris: dernier jour.

Il est temps que cette semaine prenne fin : je suis crevée, lessivée, sur les rotules, mais HEU-REUSE !

Aujourd’hui, c’était mon dernier jour, bizarrement, je n’ai pas fait plus que ce que j’avais prévu, c’est comme les condamnés, quand la dernière heure est arrivée, ils demandent juste une cigarette, moi, ce sera un restau ce soir avec ma Rose et Ciao !

Ce billet sera donc très court, ça tombe bien, je n’ai pas le temps.

Donc, Grand Palais aujourd’hui.

J’ai commencé par Courbet, je ne sais pas pourquoi, mais elle me stressait cette expo : trop de bruits qui courent, trop de pub, trop de médiatisation. Et bingo ! Ce qui devait arriver arriva : ça ne m’a pas plu.

Déjà, la file d’attente malgré le billet réservé, elle m’est un peu restée en travers de la gorge. Ensuite, l’artiste est certes très doué techniquement, mais, j’ai trouvé ça d’un ennui mortel. Oh, je sais que je blasphème là, j’en connais qui vont me tomber dessus comme la misère sur le monde, mais vraiment, je n’ai trouvé aucun intérêt majeur à tout ce barouf.

Les tableaux sont d’un classicisme soi-disant controversé, moi, au contraire, je l’ai trouvé d’un consensuel profond. Georges De La Tour, d’une époque pourtant bien antérieure à la sienne, était, par exemple, bien plus moderne.

Quant à « L’Origine du Monde », que dire, si ce n’est que je n’ai rien ressenti même pas l’once d’un scandale. Trop vu, probablement.
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De plus, vu le monde, il fallait faire la queue pour le moindre petit tableau. Et je ne vous raconte pas les écrasages de pieds, les malpolis qui se mettent devant toi alors que tu es en pleine contemplation, ceux qui commentent à voix (très) haute faisant fi du recueillement des autres… bref, je suis sortie de là exaspérée !

Ce fut donc un véritable enchantement de me retrouver pour la seconde expo « Design contre Design » dans des salles quasi-vides. J’ai pris un audioguide pour le coup, et j’ai été épatée de constater qu’on me donnait un ipod video… sont modernes au Grand Palais !
Je conseille vivement cette expo : tous les grands designers sont représentés : Verner Panton, Starck (évidemment), Saarinen (tulip chair), Garouste et Bonetti, et la fameuse chambre utérus de l’atelier Van Lieshout :
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Le designer a créé une chambre de la forme d'un utérus (on y rentre par le col) symbole, pour lui, du lieu le plus rassurant au monde. Sur les ovaires, il a placé, d'un côté une douche et des toilettes, et de l'autre, un mini-bar: génial, non? 
 
Le fauteuil de Gaetano Pesce :
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 Ça ne vous donne pas envie d'aller vous lover dans ce fauteuil au coprs de femme?
 
C’est là que l’on comprend le rôle des designers dans l’évolution de nos intérieurs. Vraiment, pour toutes celles qui aiment un peu le design, cette expo est le passage obligé !
 
J'avais prévu d'aller voir "my blueberry nights" de Wong Kar Waï au cinoche, et j'ai flanché. Je sais que je vais m'en vouloir.
 
Voilà pour cette semaine purement égoïste. Demain, je retrouve les bras de Chouquette… Si je vous disais que je vis dans l’attente de ce moment depuis dimanche dernier, vous me trouveriez nunuche ?

mercredi, 28 novembre 2007

virée à Paris: jour 3.

La journée a été magnifique : un grand soleil, un ciel bleu, mais un froid de canard.

J’ai du me faire violence pour sortir, m’extirper de mon nid douillet pour aller errer dans les couloirs glacés des musées.
Oui, les filles, j’ai failli flancher aujourd’hui. On a toutes nos faiblesses, et la mienne c’est que j’ai une sainte horreur du froid. Même s’il est sec et ensoleillé.

Mais j’ai invoqué l’esprit de Chouquette qui, au fond de sa crèche doit se demander ce que peut bien faire son ingrate de mère vu que ça va faire 3 jours que c’est son père qui lui change ses couches le matin.

Voilà, c’est pour elle que j’ai bravé la bise et que j’ai rempli ma mission du jour : Musée du Quai Branly et Palais de Tokyo.
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On me l’avait dit, répété, asséné, eh bien, je vais faire celle qui suit le mouvement : le MQB est sublime ! Mais vraiment sublime. Tout a été travaillé dans les moindres détails, même le sol qui reproduit des galets jusqu’au parcours que l’on suit selon un couloir sinueux comme une rivière qui distribuerait tous les continents.
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Par contre, la collection présentée est très dense, très chargée, on ne sait où regarder, vers quoi se diriger, l’esprit est comme déboussolé par toutes ces cultures pour lesquelles on ne comprend pas grand chose, du moins au début. Chose surprenante, la grande majorité des objets présentés est du 19ème voire du 20ème siècle, ce qui nous fait un peu réfléchir quant à notre impression de toute puissance occidentale qui, au bout du compte, n’est pas si toute puissante que ça…

Ce que j’ai préféré ? Les boîtes à musique. Des salles, de forme cubique, où est projeté un film à 365° avec les sons adéquats. Un moment, nous sommes au beau milieu de la forêt tropicale avec tous ses bruits, les rires d’enfants du village voisin, les grillons, les oiseaux… l’instant d’après, nous sommes au cœur d’une danse tribale accompagnée de chants ancestraux. Vraiment magique !

Bref, le but n’est pas non plus de vous gonfler avec tout ça, juste de donner envie à celles qui n’y sont pas allées de faire un beau voyage.

Deux heures plus tard, je sors de là complètement sonnée. Brrr ! ça caille ! L’envie de rentrer me mettre au chaud avec un thé et mon bouquin disparaît à l’idée de la bouille ronde qui s’affiche en photo sur mon portable. Allez, zou ! Je traverse le pont, je grimpe les marches et me voilà au Palais de Tokyo pour l’expo « The third mind ». Au passage, la caissière de l’entrée m’a complimentée sur mon pompon… j’ai eu peur qu’elle passe à l’acte et je me suis sauvée en vitesse vers l’entrée de l’expo.

Bon, je passerais rapido sur cette expo que j’ai trouvée abominable. Voir un tas d’ordures calcinées ou encore la carcasse d’une voiture explosée, je dois pas être réceptive à l’art conceptuel.
 
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Frustrée d’avoir eu la vue polluée par tant de laideur, j’ai eu envie d’un peu de beauté et je me suis fait une seconde expo : Hélène Schjerfbeck (imprononçable, j’ai dit à la guichetière : « une entrée pour Hélène, siouplé »). Artiste finlandaise méconnue mais extrêmement douée, touchante de fragilité et de tristesse, elle aura consacré sa vie à sa peinture poursuivie par la mort sans avoir connu l’amour : une merveille.
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En revenant, comme il n’était pas très tard, et comme je suis une incorrigible shoppeuse, un petit tour dans le Marais s’est imposé. Juste le temps de passer par le stock Zadig et Voltaire où j’ai craqué pour un twin set :
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Et je ne veux pas entendre que Zadig, c’est de la merde, parce que cette couleur rose poudré, je ne l’ai vue nulle part ailleurs, et je suis dingue des roses poudrés qui se marient merveilleusement à mon nouveau rouge beige rosé offert par une blogueuse aussi marrante que généreuse. Solenne, merci encore !

Voilà mes oiseaux, c’est tout pour aujourd’hui, et c’est déjà pas mal.

Demain : Grand Palais pour 2 expos, j’ai nommé « Courbet » et « Design contre Design ».

lundi, 26 novembre 2007

virée à Paris: 1er jour.

 
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Ah mes oiseaux ! Cette première journée à Paris était top !

J’ai Giacometté, Vélibé, fouiné au Printemps de la beauté et cinoché : programme, relevé haut la mimine !

Sur les starting blocks à 10H ce matin, en me rendant au Centre Pompidou qui n’ouvrait qu’à 11H, obligée de faire un arrêt chez Zara en attendant : j’ai rien trouvé, nada, Zara n’aura pas eu ma peau comme à Barcelone et c’est tant mieux.

L’expo était grandiose ! Giacometti, je connaissais surtout l’homme qui marche et là, j’ai pu découvrir une bonne partie de son œuvre qui m’a réellement séduite, notamment ses sculptures grêles, fragiles et torturées : on a l’impression qu’il ne se satisfaisait jamais du résultat final au vu de tous les coups de canifs dont il surchargeait ses personnages. Le résultat paraît torturé mais toujours maîtrisé : une merveille !
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photo réalisée sous le nez des surveillants: aucune réflexion, j'en profite!
 
En redescendant les escalators, je n’ai pas pu m’empêcher d’immortaliser les toits de Paris sous le ciel bleu.
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c'est pour vous, c'est cadeau!
 
Puis j’ai enfourché mon Vélib’, direction le Printemps de la beauté où je comptais dénicher mon rouge beige mat.

Déjà, le Vélib, c’est tout un bordel pour piger les instructions : je prends quoi, un ticket unique, un pass, un abonnement ? Et puis après, je fais comment pour désenclencher la bête… bref, 10 minutes plus tard, me voilà nez au vent à slalomer entre les taxis, les bus et les piétons qui traversent sans regarder : Bon Dieu ! Vire-toi de là ! Tu vois pas que j’ai failli te passer dessus, Duchmoll ???

Et je n’étais pas au bout de mes peines quand il a fallut ranger mon fidèle destrier. Bon, j’arrive à la borne, je le mets A COTE d’une borne libre, je me retourne  pour enregistrer mon retour, je tournicote autour de l’appareil, je me gratte la tête, je comprends rien à ce merdier, je me retourne et là : plus de vélib’ ! Panique à bord : Bon Dieu ! On m’a tiré mon Vélib’ !

Allons allons, reprenons nos esprits, ce ne peut pas être vrai, checkons quand même si y’a pas un n° de téléphone à contacter en cas de tirage de Vélib’… Rien. Ça y est, je suis cuite, je ne suis qu’une gourde, j’ai réussi à me faire chouraver mon Vélib’… Bref. Je vous passe les détails de moi courant autour du parc à Vélib’ avec le pompon de mon bonnet de travers, les joues en feu… jusqu’à ce que je me rende compte qu’en fait, mon Velib’ était toujours à sa place au milieu de tous ses congénères.

J’ai mis ça sur le compte de l’émotion de ma première virée à pédales dans Paris… ahem.

 
Le Printemps de la Beauté. Tout un poème.

1er arrêt : Armani. Deux vendeurs aussi empotés l’un que l’autre, débordés par les 3 clientes (dont moi) qui les assaillent de questions. Au bout de 20 minutes, toujours pas de conseil pour mon rouge, j’attrape un mascara (le Armani recourbant est top !), je patiente à la caisse derrière les 2 grosses dondons (non, pas les vendeurs, les clientes). Un peu à bout (l’un des empotés se débattait comme un beau diable avec le paquet cadeau qu’il devait confectionner pendant que l’autre le regardait faire avec ses yeux de merlan frit), je finis pas lâcher : « OK, c’est bon ! » en jetant le mascara sur le comptoir et en tournant les talons au son des soupirs offusqués des 2 vieilles choquées par tant de vulgarité.

2nd arrêt : chez MAC. Je pensais trouver mon bonheur, et en fait, pas du tout. Le rouge beige mat, c’est vraiment pas joli tout compte fait.

3ème arrêt : Benefit. Suite aux conseils de ma Rose et de la Punky (…), j’ai testé le Benetint qui colore les lèvres avec un effet « lèvres mordues ». Mais là encore, pas convaincue : il ne redessine pas les lèvres et a même tendance à les assécher. Tant pis, j’aurais essayé.

4ème et 5ème arrêt : Clinique et Kiehl’s le premier pour leur baume à lèvres dont j’étais en fin de tube, le second pour humer le parfum porté par Solenne et qui m’avait bien plu. Rupture de stock sur le parfum, mais tout plein d’échantillons offerts par la vendeuse. Je suis ravie, ça rattrape le désastre Armaniesque.

Oula, c’est que c’est bientôt l’heure de ma séance ciné pour Les Promesses de l’Aube de Cronenberg !
Cette fois-ci, je prends le métro. Pas folle la guêpe.

Alors très bon film, très bon sujet (les tentacules de la Mafia Russe dans un Londres glauque à souhait) mais Dieu du Ciel ! quelle violence ! OK, la mafia Russe, c’est pas Disneyland, et filmée de surcroît par Cronenberg, je ne m’attendais pas non plus à La petite maison dans la prairie, mais de là à filmer un fœtus trachéotomisé… avec la Chouquette qui me manquait déjà cruellement, jai failli en vomir mon Hagen Dazs pour la peine.

Et voilà pour ma première journée ! Le temps est passé à la vitesse de l’éclair, je suis crevée, j’avale mes sushis et je vais me coucher avec mon bouquin. Comme une petite vieille.

Demain, les musées sont fermés, je serai obligée de faire du shopping… quel dommage !


mercredi, 21 novembre 2007

petite semaine parisienne

J’en vois déjà au fond, là-bas qui ne vont pas pouvoir d’empêcher de s’écrier : « encore ???? mais elle est tout le temps barrée, celle-là ! ».

Et là, je leur répondrai que, cette fois-ci, ce sont des VRAIES vacances, quelques jours totalement off, où je n’ai rien d’autre à faire que de penser  à moi, à la ballade que je vais bien pouvoir faire, à la grasse matinée que je vais m’octroyer sans aucun complexe, au temps libre qui s’annonce comme un véritable luxe…

Bientôt 18 mois que je n’ai pas eu de temps pour moi, et, depuis 4 mois que je me prépare ce petit séjour parisien, malgré la culpabilité qui m’envahit quand je pense à Chouquette, je vais tenter d’en profiter au maximum, de me reposer aussi, parce que c’est bien la fatigue qui m’a poussée à prendre ces vacances.

Une petite semaine dans la capitale, comment vais-je bien pouvoir m’occuper ?

Bizarrement, le shopping ne fait pas partie de mes priorités, rien ne me fait furieusement envie, à part peut-être une petite sélection de T-shirts dignes de ce nom chez American Vintage :
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Comme quoi, quand on cherche bien, on finit par trouver.

Ah, et aussi LE rouge beige mat dont je suis à la recherche et que je suis en passe de trouver grâce à vos précieux conseils…

Mais, et surtout, je suis non seulement en manque de sommeil, mais surtout, en manque d’expos. Et mon séjour à Barcelone, n’a fait que réveiller cette soif d’art qui dormait peinard au plus profond de moi.

Alors, j’ai bossé le truc et je sais que, parmi toutes les expos proposées en ce moment, 3 me font envie :

Au Grand Palais :
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Au centre Pompidou :
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l'atelier de Giacometti
 
Et, enfin, un musée que je rêvais de visiter :
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le musée du quai Branly 

Rajoutez à ça des séances ciné en veux-tu, en voilà, ce petit programme me plait bien…

Si vous avez des suggestions, je suis toute ouïe, notamment en expos où j’ai jeté mon dévolu sur les « classiques » sans m’attarder sur le reste.


mercredi, 31 octobre 2007

Barcelone: last chapter, la night!

Evidemment, qui dit Espagne, dit fiesta. L’un ne va pas sans l’autre, c’est bonnet blanc et blanc bonnet en somme.

Autant les adresses des petits créateurs, j’avais pas du tout étudié l’affaire, autant, les lieux de débauche, j’en avais fait le tour sur les guides depuis quelques temps.

Seulement, il fallait satisfaire 8 personnes qui n’ont pas tout à fait les mêmes goûts : entre bars à tapas tradi, restaus gastro et clubs branchouilles, nos escapades nocturnes étaient loin d’être évidentes.

Et pourtant, nous y sommes parvenus, nous sommes des winners, nous sommes les meilleurs !

Cet enthousiasme est à la hauteur des 4 soirées passées en pays catalan : la totale éclate !

Premier soir : furieuse envie de tapas, de bruit, de monde. Direction la Cerveseria Catalana. Pas de photos, j’y ai pas pensé tellement le temps est passé vite. Les serveurs, des amours, l’enchaînement des plats qui tourbillonnent au-dessus de nos têtes et la qualité de la cuisine nous ont convaincus : un des meilleurs restau de tapas qu’on ait fait.

Deuxième soir : hotel OMM. Une perle de design, d’épuré, tout ce que j’imaginais des hauts lieux jet set de la ville. Et là, laissez-moi vous dire que niveau beaux mâles, nous, les 4 filles, ne savions plus où donner de l’œil charbonneux : il y en avait à profusion.
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Nous y avons passé la soirée, enchaînant avec le restau de l’hotel : un délice ! Puis le club au sous-sol.

Troisième soir : petit restau sans prétention au cœur de la vieille ville. Je ne me rappelle plus l’adresse ni le nom, souvenir loin d’être impérissable.

Dernier soir : l’Art Hotel. Pour moi, ce qu’il y a de plus beau parmi tous les lieux que nous avons fait. Cela dit, un peu trop jet set à mon goût : truffé de la jeunesse dorée de la ville se balladant, pour les filles, en mini + bottes vertigineuses sans culotte (véridique), allongées sur la moquette, le nez bien poudré… dommage. Et je vous passe la description de l’incroyable Maserati garée juste devant la porte d’entrée…
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Voilà pour le résumé, les filles. Ah, et si, une dernière chose : je confirme que, tous les restaus et bars étant non fumeurs, la rue est devenue un haut-lieu de la drague… avis aux amateurs, nous y passons début janvier !
 
Edit: vu que je suis en train de faire mumuse avec le logiciel que m'a gentiment fait parvenir Fressine, je vous colle une petite note de bas de page
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