dimanche, 19 avril 2009

une gourdâsse chez Leroy Merluche

 

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La maternité a ceci de rassurant qu'elle ne m'a pas ôté mon côté gourdâsse auquel je tiens tant. On se dit qu'un second enfant va nous faire basculer du côté obscur de la force, du côté Cyrillus et retenue, du côté raisonnable et je n'éclate plus d'un rire tonitruant et je ne dis que des choses CENSEES parce que je suis une MERE voyez-vous...


Mais pas du tout figurez-vous.


La gourdâsse que je suis et dont je revendique l'exclu blogosphérique a décidé un grand coup que ce congé mater n'allait pas se terminer comme ça, comme n'importe quel pauvre week end de loose, sans trophée, sans médaille, sans résultat aucun si ce n'est une bonne grosse boule dans la gorge à l'idée de devoir décoller la ventouse et ses areuh de ses bras et de la laisser gazouiller dans les bras d'Elizabeth (cette nounou qui n'a pas compris qu'à mes yeux, elle est l'être le plus enviable du cosmos international)...


Alors, elle a pris cette décision de ranger, trier, empiler, suspendre, passer une demi-journée à mesurer, puis deux, puis apprendre à se servir d'une perçeuse, de savoir faire le choix d'une cheville molly (pour un mur en placo, bande d'ignares...), bref, la gourdâsse a décidé de se faire un DRESSING. Toute seule. Avec ses petites mimines.


Et c'est ainsi que j'ai ruiné mon dos dans les rayons de Leroy Merluche, BB Chouq' en porte-bb, à me demander quelle tringle à rideaux pourrait supporter le poids de plus de 10 années de mode sur cintres, à revenir le lendemain parce que la largeur des supports correspondait grosso modo à un dizième de cintre (légèrement enquiquinant, vous l'avouerez, mes oiseaux...), à mettre le boxon chez les vendeuses parce que, pour échanger, moi, j'ai fait comme chez Zara : je suis entrée dans le magasin avec mes articles à échanger, j'ai choisi les nouveaux en rayon, me suis pointée à la caisse... et je me suis faite accueillir comme si j'étais Pablo Escobar. Parce que, chez Leroy Merluche, ça se passe pas comme chez H&M, si on veut échanger, eh bien, mes oiseaux, figurez-vous qu'il faut passer par le stand ECHANGE afin de retourner nos articles et se faire attribuer un BON D'ECHANGE !!! Non mais vous imaginez le bordel...


Bref, je dis ça, moi, c'est pour vous rendre service et vous éviter mon chemin de croix : 2H30 dans un magasin de bricolage, un BB Chouq' qui semble peser un quintal et surtout, surtout, une armée de regards suspicieux prête à en découdre avec la délinquante que j'étais.


Pfiou !

 

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Tout rangé par SAISON, n'est-ce pas épatant?

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N'empêche, gourdâsse peut-être, mais gourdâsse avec un dressing qu'à côté, COS, c'est rien qu'une bande tranche de rigolade...

mercredi, 15 octobre 2008

bricol'girl...

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Elle est belle notre nouvelle commode, non ?

Et pourtant, je la déteste.


Je déteste Fly.
Je déteste les dimanches passés à visser, assembler, décrypter un manuel où tout est codé (je cherche encore la différence entre la vis H et la vis K, même si Choucas persiste à me dire qu’il y en a une qui fait 1 MILLIMETRE de plus que l’autre, désolée, mais je me ballade pas avec un pied à coulisse, mon amour…).


Je déteste le fait de ne plus pouvoir me baisser en insistant : « mais si, je vais y arriver, je suis pas handicapée quand même… » et en ravalant les remontées acides de mon estomac tout en me tenant les reins.


Je déteste m’entendre dire à Chouquette : « tu veux pas aller jouer avec tes jouets ? » quand elle glisse ses petites mains toutes boudinées dans le sac de rondelles où Y’A PILE LE COMPTE !!! (d’ailleurs, 3 jours plus tard, j’ai retrouvé la rondelle manquante au fond de la cuvette des toilettes, je ne vois que 2 explications : soit mon petit monstre m’a fait une blague qui n’a fait rire qu’elle, soit elle a avalé la rondelle et elle n’a rien dit de peur de se faire engueuler…).


Mais je crois que ce que je déteste le plus, c’est quand, à la fin de la journée, quand arrive le moment tant attendu, le Grand Final, celui où il reste plus qu’à mettre les tiroirs, ce moment jouissif où tous les efforts sont récompensés, celui où on se jette dans les bras l’un de l’autre,où la fatigue s’envole d’un coup de baguette magique, bref, quand ce moment arrive et qu’on se rend compte… qu’on a tout monté à l’envers !


Et qu’il faut tout démonter.

Et tout recommencer.

Et qu’on en a encore pour toute la soirée voire une partie de la nuit.

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Arrrrrgh!


Sérieusement, vous voulez la vérité ?


En fait, je l’adore ce buffet ! même si j’ai du prononcer 50 fois en une soirée : « pfff… on va pas y arriver… ».


Un an et demi qu’on avait emménagé et qu’on n’avait jamais trouvé le temps de s’occuper de la déco. J’avais l’impression de vivre dans un show room « clinique design »… ça résonnait dans le salon quand on marchait, seuls quelques jouets tentaient désespérement de faire croire qu’il y avait une famille qui vivait là-dedans.

Les poteries et les bibelots se retrouvaient esseulés sur un bout de radiateur, pour trouver une assiette dans la cuisine, il fallait être contorsionniste et plonger au fin fond d’un placard hostile avec tous ses verres en équilibre les uns sur les autres.
Bon, c’était le souk quoi.


Je m’accrochais à cette certitude qu’un jour, au détour d’un salon d’antiquaires ou d’une salle des ventes, j’allais mettre la main sur un mââââgnifique buffet style art déco qui irait pââââârfaitement dans notre intérieur de fâââââmille provinciâââââle….


Moi qui ne mets jamais les pieds dans quelque brocante que ce soit, moi la nullarde en vintage, moi la convaincue d’Ikea (même si y’a pas d’Ikea à moins de 300 km à la ronde… ni de Zara d’ailleurs… soupir…), j’y croyais…


Et puis, l’évidence pratique s’est imposée.
En 3 lettres.
Fly.
Quelque fois, on se complique la vie, non ?

jeudi, 24 janvier 2008

mieux que Wizard

 
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Ce n’est pas encore cette fois-ci que je vais faire ma Dalida avec une bombe de désodorisant d’intérieur : j’ai trouvé mieux, les filles.
Mieux qu’une bougie Dyptique, mieux qu’un flacon de Wizard, mieux qu’une prise diffusant du parfum, j’ai trouvé l’arme fatale contre les mauvaises odeurs dans la maison, une bien jolie arme qui plus est, j’ai nommé : LA JACINTHE.

Mon addiction pour les jacinthes remonte à mes années estudiantines, période où, fauchée comme les blés, je n’avais pas les moyens de m’offrir une bougie de l’Artisan Parfumeur (à l’époque, je connaissais pas encore Dyptique…) et où je ne voulais pas me pourrir les récepteurs olfactifs avec les diffuseurs de parfum Brise.

Dois-je vous rappeler comment mon tarin est sensible ?

Aussi, en hiver, période où aérer la pièce pour chasser les odeurs de cuisine ressemble à une plongée dans un igloo en Alaska (et que l'ouverture d'une fenêtre se compte en secondes), il est une fleur qui me rend bien service, ma foi, c’est donc la jacinthe.

J’en suis raide dingue de ce petit bout de nature.

Je la choisis toujours en début de floraison pour la voir s’épanouir au fil des jours et répandre son délicieux parfum que ma bougie Dyptique, à côté, elle en est toute vexée. Comme un pou.
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Parce qu’en plus, ça coûte rien cette merveille : 1 euro pour 15 jours d’effluves plus bio tu meurs, mais que demande le peuple ?

Seulement voilà, lorsque la fin de l’hiver approche, pfiout ! plus de jacinthes.
 
J’ai encore fait ma gourdâsse chez Jardiland hier lorsque je leur ai demandé où je pouvais dénicher des bulbes, après avoir écumé tous les fleuristes de Déprimeland et m’être rendue compte qu’ils étaient comme les revendeurs du perfecto IRO : en rupture de stock.

Ah il a bien ri le monsieur de chez Jardiland !

Parce que les jacinthes, figurez-vous, elles fleurissent pas à la demande, on n’est pas chez H&M ici, Madame. Les bulbes sont mis en terre en octobre et fleurissent jusqu’en février : vous allez devoir attendre l’année prochaine que ça vous plaise ou non.

Il n’a pas ponctué sa phrase en m’assenant un « spèce de gourdâsse », mais j’ai bien vu qu’il le pensait très fort, le monsieur de chez Jardiland.

Alors voilà, il me reste 2 petits bulbes rescapés des eaux, que je chéris comme si c’était les 2 dernières capsules Nespresso de la planète, et je redoute l’instant fatidique où l’ultime fleur se fanera.
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Dame Nature m’aura appris au moins une chose : la patience.
 
Allez, pour le plaisir:
 

mardi, 22 janvier 2008

une gourdâsse chez Jojo

Comme je vous le disais dans mon précédent billet, y'a eu du craquage, du gros craquage bien en règle au stand Joseph du Bon Marché.

 

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La marque Joseph est une marque que j'ai toujours observée de loin, avec beaucoup de respect, comme une vieille dame chic et austère que l'on salue de loin en se demandant ce qu'elle doit bien pouvoir penser de nous, pauvres fashion victims sans personnalité.

Et puis, je ne sais pas pourquoi , au détour d'un couloir vide, après avoir croisé 3 Japonaises sublimes de bon goût, j'ai entendu l'appel de Jojo: je me suis jetée sur les portants remplis de pantalons serrés comme des happy few au premier rang du défilé Chanel, comme si personne n'en voulait, malgré la présence incroyablement indécente des étiquettes affichant -70% en bien gros.

J'en ai extrait un pantalon en laine, tout mou, parfait pour la retroussette muni d'une ceinture extra longue en satin.

Tiens, c'est marrant cette ceinture en satin, mais comment ça se porte ce bidule, c'est bizarre quand même. Intriguée, je décide de le passer en cabine d'essayage. Il tombe impeccablement, et cette ceinture toute emberlificotée autour de ma taille: mais c'est démentiel cette idée, quelle allure, on dirait un toréador prêt à se jeter dans l'arène et à défier la bête! Je succombe devant tant de beauté, même pas je le repose sur son portant, non, je le coince sous le bras façon Bernadette et son Lady Dior.

 

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Sur le chemin de la caisse, je m'imagine virevoltant dans les rues avec mon pantalon ceinturé de satin, je me dis que je vais être sublime, je ne sens même pas mes chevilles enfler, je suis légère comme une plume. Au passage, mes yeux tombent sur un bout de satin qui pend d'une étagère: un magnifique cache-coeur Kimono en cachemire ceinturé de satin lui aussi! Je suis enivrée de satin, je perds toute notion de retenue, je lui trouve une merveilleuse connivence avec mon pantalon, je l'embarque lui aussi. Hop! Zou! sous l'aisselle!

J'arrive à la caisse où la vendeuse me réserve un accueil des plus chaleureux en me félicitant de ma délicieuse trouvaille. Je lui souris, je suis sur un nuage de coton, j'acquièsce lorsqu'elle me dit que ce mérinos donne un tombé parfait, j'acquièsce lorsqu'elle me dit que le cache coeur en cachemire est si chaud qu'on peut le porter bras nus, j'acquièsce lorsqu'elle me signale que les bretelles en satin du pantalon sont une idée si ingénieuse...

Qué????

Des Bretelles?????

En satin????

Aaaaaaah...

ça y est... je comprends pourquoi cette ceinture me paraissait si longue, c'est que ç'en n'était pas une, de ceinture...

Mais j'ai rien dit, vous pensez bien, je ne le sais que trop que je suis une gourdâsse, c'était pas la peine de mettre la vendeuse au parfum non plus.

Non, ce n'était pas utile.

Alors, j'ai fait comme si je le savais, qu'évidemment, ces bretelles, c'était merveilleux, qu'il était merveilleux ce Joseph! tout en imaginant mon nuage tout blanc et tout cotonneux se transformer en ciel orageux et menaçant... Saperlipopette, une salopette! Manquait plus que ça...

Donc, voici comment se porte le pantalon dans l'absolu.

 

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Ben vous savez quoi, mes oiseaux, je préfère ma version.

Quant au cache coeur, lui, il ne m'a pas fait de tour pendable: tout était bien à sa place, comme je l'avais imaginé. Parfait.

 

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Pfiou! J'ai eu chaud aux fesses: passer pour une gourdâsse chez Jojo, je crois que je ne m'en serais jamais remise. Je crois même avoir cauchemardé que je me pendais avec mes bretelles en satin suite aux moqueries des vendeuses...Modââââââsse.... Ton univers impitoyââââbleuuuu...

samedi, 05 janvier 2008

la gourdâsse au grand coeur

Ça m’apprendra à jouer les bonnes samaritaines gourdâsses, sourire niaisou aux lèvres, voix de miel et polie comme un galet sur une plage de Bretagne : aujourd’hui, je suis bonne pour me trémousser avec un néon affichant « bécâsse » au dessus de ma tête.

Cette histoire remonte à bien longtemps, je vous préviens, je vais pas vous la faire courte celle-ci alors, si vous avez une casserole sur le feu, revenez plus tard.

Aujourd’hui, il faut que je vous raconte mon histoire d’amour avec mon libraire qui finit en eau de boudin. Bien épaisse et bien écoeurante. Et pourtant, tout avait si bien commencé.

A l’époque, je vivais au dessus de LA librairie de Déprimeland, l’endroit où l’intelligensia Déprimelandaise (oui oui, y’en a une, soyez pas médisantes…) se ravitaillait en romans, essais, beaux ouvrages. Sauf que, pour trouver son bonheur, il fallait savoir quoi chercher vu le capharnaüm qui régnait là-dedans, de quoi décourager l’amoureuse de flânerie au rayon livres que je suis.

Je m’y étais risquée quelques fois mais étais revenue bredouille, capitulant face aux piles anarchiques de livres. Cela dit, lorsque j’avais un conseil à demander, je savais que c’était mon petit libraire qui allait me trouver LE roman pile dans mes goûts.

Tous les matins, en allant travailler, je le croisais dans le jardin public (lui se rendait à sa librairie et moi à mon boulot) et on se saluait d’un timide sourire, moi, persuadée qu’il ne me reconnaissait pas (j’avais du me rendre genre 5 fois au maxi dans sa librairie avant de découvrir MON antre, j’ai nommé la FNAC que j’ai adoptée sans aucun remords).

Il a vu mon ventre s’arrondir quand j’attendais Chouquette, mes cernes se creuser au fur et à mesure que la grossesse avançait, mon sourire épanoui quand le ventre rond a cédé la place au landau puis à la poussette. Son bonjour devenait de plus en plus intime et le mien, de plus en plus franc, comme s’il était un vieux pote alors que je n’avais du échanger que quelques mots avec lui depuis que son visage m’était devenu familier.

Et puis, j’ai déménagé et mon nouveau trajet n’a plus croisé sa route.

Et il a disparu de mon univers, pfiout ! juste comme ça.

Jusqu’au jour où, revenant justement de la Fnac, j’entends quelqu’un me courir après et m’interpeller par mon prénom : c’était mon petit libraire (comment il connaissait mon prénom, ça, j’en sais fichtre rien). Il voulait savoir ce que je devenais, il s’était inquiété de ne plus me voir, il a demandé des nouvelles de Chouquette. Devant tant d’égards, mon ego gonflé à bloc, je lui dis « faut que je passe vous voir pour que vous me conseilliez en livres »… Grave erreur… Parce que moi, quand je fais une promesse, je mets un point d’honneur à la tenir. Sauf que j’avais aucune envie de retourner dans sa librairie sombre comme un jour de pluie et en vrac comme une boutique Zara après le premier jour des soldes.

Bref, le temps est passé, dès que j’allais faire un tour à la Fnac, mon cœur se serrait en pensant à mon petit libraire qui devait m’attendre derrière son comptoir, ça pouvait plus durer cette torture.

Aussi, quand j’ai tourné la dernière page du premier tome de Millenium, je me suis trouvée en manque de ma came : il me fallait le second tome, c’était une urgence.

Premier réflexe : me précipiter à la Fnac. C’était pendant les vacances de Noël. La Fnac était comme une dinde à cette époque : farcie à ras bord. Moi, j’étais impatiente. Mon précieux dans les mains, voyant la file d’attente interminable aux caisses, une très mauvaise idée m’est apparue (mais je savais pas qu’elle était mauvaise à ce moment) : vu le succès de ce polar, il était évident que j’allais le trouver chez mon amoureux transi qui ne se trouvait qu’à quelques centaines de mètres. Aussitôt pensé, aussitôt fait.

Sauf que mon petit libraire, il peut pas faire comme tout le monde : devinez quoi. Il l’avait pas mon bouquin que je pouvais plus vivre sans connaître la suite !!!
Mais ce n’est pas tout : sans me demander mon avis, il m’a d’emblée susurré, d’un air complice,  qu’il serait livré dans 5 jours et qu’il m’en mettait un de côté… Là, j’ai pas pu m’empêcher de penser au rayon de la Fnac qui croulait sous tous les exemplaires du fameux, à celui que j’avais laissé négligemment sur un coin de comptoir quelques instants plus tôt (je le tenais dans mes mains !!!!) ou bien encore au site Amazon qui aurait pu me livrer chez moi dans les 24 heures… Et, c’est avec un sourire jaune que je lui ai répondu : «  vous feriez ça ?... Comme c’est gentil… ».

Alors voilà, vu le prix de la bête, il ne me restait plus que mes yeux pour pleurer et une bonne dose de patience pour tenir jusqu’à aujourd’hui, jour où mon petit libraire a reçu sa commande…
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Alors je pourrais jurer mes grands Dieux que l’on ne m’y reprendra plus, que la Fnac a gagné ses galons de fournisseur officiel, que mon petit libraire peut aller se faire voir chez Marc Lévy, mais non. Je suis une telle guimauve que j’ai pas pu m’empêcher de fondre devant son sourire réjoui quand il m’a tendu le livre et de lui dire : «  je reviendrais pour le tome 3 »…