samedi, 28 juin 2008

Dalva

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Attention, bombe à retardement, piège à temps libre, chronophage séduisant, appelez ça comme vous voudrez, mes oiseaux, mais j’ai trouvé la lecture de vos vacances.

Ce bouquin, c’est juste une merveille de littérature envoûtante, palpitante, diablement addictive.

Pour toutes celles qui aiment les grandes épopées, les destins hors normes, le féminisme, les grands espaces, il FAUT lire Jim Harrison. C’est simple, ce mec, j’en suis amoureuse. Passionnément. Comme je l’ai été d’Albert Cohen ou de Stefan Zweig.

Parce que je suis toujours autant scotchée quand je lis un homme qui a tout compris aux femmes, à leurs interrogations, à leurs envies, leurs doutes, leurs peines.

Et puis, il en fallait du talent pour m’extirper du marasme dans lequel je baignais depuis 15 jours. Professionnellement. Personnellement. Genre à côté, Moïse et la Traversée de la Mer Rouge, c’est de la gnognotte…

Oui, Jim a été mon libérateur, mon sauveur, mon héros.

500 pages englouties en l’espace de 4 jours et autant d’images du Grand Ouest Américain, de noms mythiques tels Crazy Horse, Sitting Bull, Red Cloud et une histoire perdue dans l’Histoire du peuple Sioux.

Dalva, c’est le destin d’une femme qui part à la recherche du fils qu’elle a abandonné à la naissance, une femme qui, pour construire son futur, a besoin de comprendre son passé, ses racines intimement liées à la destinée du peuple Sioux ainsi qu’à son massacre.

Bref, je ne suis pas critique littéraire non plus, hein, alors foncez lire ce roman et vous m’en direz des nouvelles. Puis, pour une fois qu’à l’approche de l’été on vous conseille un livre de poche vieux de, ohlalala… au moins 20 ans ! Même si je sais que c’est un best seller et que je dois être parmi les dernières à ne pas l’avoir lu, je me dis qu’il doit bien y avoir d’autres que moi, non ?

Une bonne bouffée de tolérance, dans ce monde qui commence à me faire un peu flipper avec son individualisme galopant, ça ne peut que remettre les pendules à l’heure et, je sais pas, mais se remémorer comment, sous le prétexte fallacieux d’une avancée humaine l’on en arrive à exterminer un peuple… c’est important. Pour nous. Pour nos enfants.

Bon, allez, sur ce, je vous laisse, je vais peaufiner mon bronzage… (ouais, y’a encore du boulot niveau individualisme, non ?).