dimanche, 26 avril 2009

teardrop

 

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Alors je vous préviens, mes oiseaux, qu’aujourd’hui, mon cœur n’est pas à la fête encore moins à la rigolade, au jeu de mots stupide ni au cliché de ma divine silhouette (ouais, bon ça va hein…) devant mon miroir. Aujourd’hui est le dernier jour de mon congé maternité ou plutôt, le premier jour du reste de la vie de BB Chouq.

Le carnet de vaccination est à jour (je revois encore sa petite cuisse rose bonbon ne se doutant pas de l’approche sournoise de la seringue et de son sourire édenté si confiant dans les bras de sa maman qui le présentait à la pédiatre, prête à lui faire son injection, diantre ! comment autant de cruauté peut-elle résider dans une vie de maman ???), ses biberons flambant neufs dans son petit sac à dos, ses couches empilées façon mille feuille au fond du panier de sa poussette. Demain signe les débuts de cet enfant de lumière parmi ses congénères. Et la fin de ma parenthèse contemplative.


Terminées les heures passées à le regarder redoubler d’effort, pouce et bras levés dans un mouvement ayant pour cible l’hippocampe aux yeux exhorbités pendouillant à, allez, on va dire 5 millimètres de sa main (quand je vous dis qu’une vie de maman est pavée de sadisme…), aux orties le silence de mes journées parfois brisé par le cycle essorage de la machine à laver, adieu l’épisode du voisin qui a entrepris de refaire son jardin en déclarant la guerre à la Nature et dont je suivais les péripéties par ma fenêtre en ricanant (tout en oubliant toutes les plantes de ma cuisine implorant qu’on les achève, bien entendu…).


Voilà, quoi. Le temps a couru encore plus vite qu’un tube d’Alliage, je reprends le chemin de ma vie de femme active le cœur gros, les bras vides et les larmes au bords des cils...

mercredi, 25 mars 2009

God bless GrandMa and GrandPa

 

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Silence, Annie Ranguin

 

L’imposture du congé maternité ou comment croire que le repos sera notre pain quotidien et se faire arnaquer profond.


Pendant neuf mois, autant être honnête, ce qui nous fait tenir, c’est la perspective d’un nombre indécent de semaines (12 pour moi) de congé où l’on s’imagine pouponner un nourrisson qui dormirait toute la sainte journée, faire des siestes scandaleusement longues, recevoir les copines avec lesquelles on papoterait de choses odieusement futiles, se ballader sous le soleil printanier la truffe en l’air et le cœur léger.


Mais, même si la carotte se révèle diaboliquement savoureuse les 3 premières semaines, ce qui suit ressemble plutôt à une entourloupe de compèt’, un pétard mouillé, voire, une nouvelle saison de la Nouvelle Star. Le désenchantement.


Bientôt la fin de cette « bulle » et je n’ai toujours pas élucidé le mystère de la machine à laver toujours pleine, des heures qui passent aussi vite qu’une seconde à se demander pourquoi BB Chouq’ pleure (la couche ? la faim ? le rot ? une colique ? …la couche ? la faim ?... cycle infernal de mes 2), de la promesse du sommeil qui, pire qu’un retour annoncé du nude, se profile, se profile, mais ne vient pas, de la balance qui s’obstine à bloquer à +2 malgré une cure de yaourts 0%-pommes, de la pile de paperasses qui jamais ne fond…


Et alors, insidieusement, ces cernes arrivées sur la pointe des pieds et censées faire un séjour de quelques heures, se retrouvent en pension complète, à l’aise Blaise sous leurs paupières, nullement décidées à faire leurs bagages trop occupées à nous faire prendre 10 ans dans les dents.
Les garces.


Coincée au fond du trou, pire qu’un de mes bourrelets sous ma ceinture cloutée, je me dis qu’il est temps de demander grâce et de quémander 24H chez GrandMa et GrandPa. Le Saint Graal. La récompense ultime.


GrandMa et GrandPa sont ces parents devenus grands parents. Si on devait inventer un truc genre le box office des grands parents, laissez-moi vous dire que GrandMa et GrandPa aurait quelque chose comme 5 étoiles au compteur et l’unanimité des critiques presse et spectateurs.


Parce que, chez GrandMa et GrandPa, y’a une sorte de sortilège qui fait que la boule d’angoisse de toute maman flippée qui se respecte, et bien, elle disparaît. Pfuuuuit ! Juste comme ça. Je ne sais pas si grâce au son de Radio Classique en continu dans la cuisine distillé à dose homéopathique dans nos oreilles quand on va chercher un yaourt au frigo (le fameux 0%...), ou toutes ces photos aux murs comme autant d’êtres chers qui nous couvent du regard, ou l’odeur du Colombo que GrandPa fait mijoter pour l’estomac de Chouquette, ou les bras de GrandMa qui enlace BB Chouq’ comme une couverture de tendresse.


A moins que ça ne soit grâce au Zara, Sandro, Maje, Barbara Bui, et autres voisins directs chez qui on se rend, sereine, apaisée, débarrassée de toute culpabilité de mère démissionnaire le temps d’une matinée enveloppée des paroles de GrandMa « Va, je m’occupe de tout… »

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Sac frangé, Perfecto et ballerines python, Zara.

vendredi, 30 janvier 2009

ma vie de manchote

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Il va falloir vous habituer à mon nouvel accessoire hautement fashion parce qu’il s’est greffé à mon épaule, je comprends toujours pas comment cela est possible, j’ai beau dire, j’ai beau faire, cet être de lumière ne supporte pas son couffin si douillet (mon lit aurait ne serait-ce qu’un centième de ressemblance avec cette merveille de douceur, je n’aurais plus d’insomnies, ça c’est sûr..).


Alors je veux bien croire que mes nouveaux seins y soient pour quelque chose (si Baywatch existait toujours, ils me feraient des PONTS D’OR pour m’intégrer au casting ou, plutôt, pour servir de doublure étant donné que mon tour de hanche est à des années lumière de ce qu’il a pu être un jour de, je sais pas, mariage sous les cocotiers, par exemple… bouhouuuu….), il n’empêche que je me fais peu à peu à cette nouvelle vie de manchote, j’envisage sérieusement l’acquisition d’un casque avec micro pour téléphoner, voire un logiciel pour dicter mes billets parce que mettre 1H pour écrire un mail c’est un peu le bagne, on se croirait au commissariat du coin (pourquoi les flics s’obstinent à taper avec UN doigt ???...).


Cela dit, il paraîtrait que je n’ai pas le droit de sortir BB Chouq’ pendant 15 jours, la faute au froid, la faute aux miasmes (j’adore ce mot), la faute à son petit gabarit, mais finalement, pourquoi la FAUTE ? parce que, ce rythme de croisière me convient PARFAITEMENT ma foi.


Mes journées sont vouées à nicher mon nez dans son petit coup de tortue, à le regarder dormir (cet enfant ne pleure JAMAIS ma parole, à moins que je n’aie pas encore trouvé le bouton du volume…), à rattraper mon retard en films (séances visionnage tous les après midis avec ma petite bouillotte lovée au creux de mon bras), à dormir (accessoirement, quand je n’ai rien d’autre à faire, râââ ! c’est bon l’oisiveté…), à guetter le retour de Chouquette qui commence à comprendre que cette chose bien marrante au début va RESTER et que c’est pas comme ça qu’elle envisageait la life, que, finalement, c’est pas si chouette que ça, un petit frère, ça squatte les bras de sa mère, ça peut pas faire pipi tout seul, ça proute sans vergogne et en plus, ce pique-assiette dort avec ses parents nom d'un babygros!!!


Vous l’aurez compris, mes oiseaux, cette bulle de 2 semaines, rien de tel pour rebooster un moral légèrement à plat, pour requinquer une new mum qui ne sait pas se poser, encore mieux qu’un séjour sur une île d’1km de circonférence aux Maldives.

...

OK, là, j'exagère...:)

 

dimanche, 25 janvier 2009

comme un uppercut

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Un retour dans le monde de la normale life après un séjour à la maternité est toujours comme un uppercut qu’on n’aurait pas vu venir, et je dis pas ça à cause du fait que BB Chouq’ (alias Luc, voilà, c’est dit, première et dernière fois que le nom de mon fils, rââââ… Mon Fils…, apparaît sur ce blog, comme celui de ma fille, Chouquette alias Inès, vous méritiez bien ça, mes oiseaux, après tous ces messages que vous m’avez laissés et qui ont fait fondre mon cœur déjà bien tourneboulé par ces émotions), ressemblait à Mohammed Ali tellement la naissance l’avait cabossé.


Je pense que toutes les mères savent de quoi je parle quand, après 4 jours passés dans l’univers ouaté et silencieux d’une maternité, nous sommes lâchées dans la nature, livrées à nous-mêmes, nous, pauvres choses transformées en guimauve.


Parce que, dans la real life, tout, je dis bien TOUT, a des airs de menace terroriste ayant pour objectif notre BEBE. La mamie la plus inoffensive se mute en clone d’Hannibal Lecter avec ses mains (pas lavées !!!) tendues vers le couffin, un éternuement n’est plus juste un peu d’air soufflé mais bel et bien une armada de BACTERIES prête à en découdre avec les petits poumons du fruit de nos entrailles, bref, à côté, une attaque d’Anthrax dans le métro, laissez-moi rire, mais c’est juste une peccadille, une blagounette d’écoliers.


I’m back, donc, à peine remise de ce billet prémonitoire, incroyable d’avoir écrit ces mots quelques heures avant LE grand départ, incroyable cette connexion entre le corps et l’esprit, incroyable cette aventure, incroyable de se retrouver à 4, incroyable de nager dans un tel bonheur.


Je ne suis plus qu’une fille dont la fonction première est LE BISOU, mes mains ne savent plus que faire une chose : caresser mes enfants, une bombe de tendresse a explosé dans la maison et ses retombées ne font que commencer.


Je tenais à vous remercier pour tous vos commentaires enthousiastes et formidables : on forme une belle équipe avec vous toutes, non ?
Encore un grand MERCI !

dimanche, 18 janvier 2009

Apocalypse NOW

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J’ai hâte.


Même s’il me reste théoriquement un peu moins de 3 semaines, je peux pas m’empêcher de me dire que mes jours sont comptés, que ma vie va basculer, virer à 180°, exploser, transformer ma routine en confettis qui vont recouvrir  mon existence et se retrouver dans les poches de toute la petite famille, que je ne serais plus la même… que NOUS ne serons plus les mêmes…


Alors, dans un dernier élan, je fais n’importe quoi, comme à la veille d’un départ en grandes vacances, où on boucle les valises, on invite les copains, on fait une boulimie de repas, goûters, shopping, on décide de ne plus être raisonnable, de vivre un grand coup.


On met la musique à fond, et on danse sur ce qu’on trouve (Michael Jackson par exemple… et ouaip…) avec Chouquette dans les bras (15kg de Chouquette+ 9kg de BB Chouq’, ça fait bien 24 kg… My God ! je suis Hulk ou quoi ????), comme des déglinguées et, même si ça tire, même si le dos se transforme en bouillie de douleurs (un peu comme si on se prenait 3g dans Space Mountains), on se laisse couler un sourire scotché aux masseters, on s’en fout, on se dit qu’on est prête, qu’il peut venir, qu’on n’attend plus que lui…


Aujourd’hui, j’ai mis une robe de soirée avec mes motardes, j’ai ressorti mes bijoux de pacotille, j’ai fait un foie gras au torchon, je suis restée 1H30 dans la piscine, toujours bercée par la musique, ressortie parce que j’avais froid et que mes doigts étaient tout fripés, je suis allée au cinéma (Slumdog Millionaire, allez le voir, c’est tout ce que je peux vous dire, ce film est une merveille…), dégusté une mousse au chocolat en compagnie d’amis et de leurs enfants champions toutes catégories de foutage de bordel dans les jouets de Chouquette (ce qui pouvait me coller des bouffées d’angoisse il n’y a pas si longtemps se heurte à mon indifférence de pré-parturiente…), écouté la pluie battre le Vélux en ce jour de tempête comme annonciatrice d’Apocalypse, oui, cette journée avait des airs de fin du monde, de fin de MON monde tel que je l'envisageais.


Il me reste encore quelques jours de boulot, quelques jours où il va falloir tenir, s’accrocher à cette pensée qu’il faut profiter, profiter jusqu’à ce que naissance s’ensuive… et que les journées qui nous restent, à nous 3, ressemblent fortement à celle-ci…

dimanche, 11 janvier 2009

qu'il est bon de rire, parfois



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Etrange ce corps du neuvième mois qui se déforme plus vite que l’image qu’on s’en fait. Se retrouver coincée dans un passage étroit parce que le profil est plus large que la veille doit m’arriver un million de fois par jour, et, chaque fois, j’ai beau rentrer le ventre, faire fonctionner mes abdos à plein régime, me contorsionner en me disant que mais si !, je ne suis pas handicapée, quand même, ça va bien finir par passer, rien n’y fait, je me résouds à faire le tour.

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Chaque matin, mon calendrier Famili (et oui… soupir… la gnangnantitude de la mum to be…) me le rappelle  avec son petit curseur en forme de bébé doté d’ une couche qui fait 3 fois sa taille: quasiment 9 neuf mois déjà !


Inutile d’ignorer les regards compatissants de l’entourage braqués sur mon ventre, le constat est implacable : plus personne ne me regarde dans les yeux ni même dans les seins. Je ne suis plus qu’un animal qu’on réconforte de « allez, courage, c’est bientôt fini… », de « laisse, je vais porter, t’as vu ton état… » ou bien encore de « mais reste assise !!! ».


Il n’y a guère que Chouquette qui ose encore se coller à moi et m’embrasser la proéminence sans avoir peur de me casser.
Et ça me fait marrer. En douce.


Surtout quand, pour pavaner avec ma tenue American Vintage  dont je ne saurais plus jamais me passer, je décide de prendre une photo. Puis 2. Puis 3. Et qu’au bout d’une dizaine de clichés, tous aussi ratés les uns que les autres, je me rende compte que ni la luminosité, ni la pose, ni la coiffure ne sont les responsables, que le seul et unique coupable c’est mon ballon de foot.

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robe cashmere American Vintage

Leggings American Vintage

Camargaises Minelli

T shirt H&M


La robe en laine n’est donc pas l’amie de la femme enceinte, pas plus que le legging en coton tellement classieux sur les mannequins Marant et qui, ici, ferait passer les jambes d’une pensionnaire de maison de retraite pour celles de Gisele Bundchen. Au début de sa carrière…
Non, non, l’ami de la femme enceinte reste et restera ad grossesse eternam, le jean accompagné de ses camargaises, twin set en cash. Qu’on se le dise !

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Twin set Zadig et Voltaire
jean H&M Mama
Camargaises Zara

Et tant pis pour le confort de la tenue grosse dondon, garder la tête haute en ces dernières semaines de couvage est une question de survie féminine!!!