lundi, 16 mars 2009

séance de rattrapage

 

Quoi de mieux qu’une cure de grand écran pour fêter un passage au biberon du soir, le biberon du soir, ce que l’on a inventé de mieux pour la libération de la Femme, cette petite chose qui n’a l’air de rien et qui, pourtant, permet de remettre un pied dans le monde civilisé, celui où l’on va au cinoche, celui où l’on va au restau, celui où l’on prend l’apéro ?


« Benjamin Button » ou la force de persuasion de David Fincher contre la Leche League.


« Gran Torino » ou comment un Clint peut me transformer en mère amnésique genre : comment ? mais que dites-vous ?... BB Chouq’ ?... connais pas…


Houuuuu ! Mauvaise mère, tiens.


Alors, je ne sais pas si c’est cette période d’abstinence qui m’a rendue totalement bon public (pour une amoureuse des salles obscures, obligée de mater des divix sur l’ordi, c’est comme forcer Hélène Darroze à boulotter du Mac Do…) : j’ai été emballée par ces 2 films, moi la difficile, celle qui fait la fine bouche devant un blockbuster à la Mesrine, par exemple.

Limite, j’ai trouvé « Benjamin Button » trop court (2H44 précisément…).
Un joli conte qu’il ne faut pas chercher à expliquer, qu’il faut juste déguster comme il vient, comme un Amélie Poulain, comme un Forrest Gump et puis Brad quoi ! Brad, Brad, Brad. Malgré son image de sex symbol universel, indéboulonnable, Brangelina horripilant avec sa tribu et sa belle aux 2 grossesses-même-pas-mal (grumpf), moi, je reste fan de l’acteur. Photo impec, effets spéciaux bluffants, Cate Blanchett irréprochable. A voir et revoir absolument.


Quant au « Gran Torino » de Monsieur Eastwood : mise en scène académique, lissée, manichéisme au RV, mais ça fonctionne toujours autant. De l’humour en touches homéopathiques, on sourit, on a le cœur qui se serre, on fond. Et, même si je n’ai pas versé ma larmichette, je crois que je serais une éternelle amoureuse de ce mec de bientôt 80 ans qui a tout pigé et qui peut rendre un râleur bougon et raciste aussi attendrissant qu’un BB labrador…


Donc, pour celles qui n’auraient pas compris : appelez-moi la boulimique de la pellicule, je prends tout ce qu’on me propose et je vous le demande : des films à me conseiller ?